De Hanoï au Lac Lugu

Nous devions aller de Hanoi à Lao Cai ( frontière avec la Chine ) en vélo, puis continuer en bus jusque Kunming. – En bus, car nous nous sommes faits avoir en faisant faire notre visa par une agence à Hanoï et n’avons eu que 20 jours et non 30. Donc, pas le temps de traîner. – Sauf que, quelques jours avant notre départ de Hanoï, nous avons trouvé les coordonnées d’une française qui avait passé 2 mois chez les Na ( ou Mosuo ) en 2007 et qui faisait un documentaire sur eux. Nous la contactons et apprenons qu’elle est actuellement au Lac Lugu jusqu’au 1er mars. Nous décidons donc d’accélérer notre trajet et ne faisons pas le trajet prévu en vélo mais en bus couchette ( malheureusement car le nord du Vietnam est réputé pour être très beau. ) Ainsi nous prenons 1 premier bus de nuit de Hanoï à Lao Cai. Il arrive à 2h30 du matin… pratique ! Pour finir la nuit, ce sera donc hôtel. Le premier de ce tour du monde.

Le lendemain, nous passons la frontière chinoise en vélo ( rien de glorieux, ce n’était qu’à 3-4 km…! ) et attendons le prochain bus couchette pour Kunming. Ce dernier part à 19h30. A quelle heure arrivera-t-il cette fois ?

Réponse : 1h30 du matin, mais en périphérie de Kunming. Nous cherchons donc là encore un hôtel. Et là, nous découvrons que tous les hôtels ne peuvent pas accueillir d’étrangers. Nous voilà donc, ne sachant pas du tout où aller, devant 5 ( au moins ) hôtels qui ne peuvent nous héberger et nous rencontrons là vraiment l’obstacle de la langue. Finalement, après quelques kilomètres parcourus, à force de demander, nous trouvons un endroit où poser notre tête.

Le lendemain, nous retrouvons Johnny, un chinois très sympathique, dont nous avons eu le contact par une amie. Nous dormons chez lui ce soir-là et laisserons le tandem chez lui pendant la durée de notre séjour au Lac Lugu qui est encore à plus de 500 km.

Nous prenons la route au petit matin avec Johnny, dans la voiture de l’une de ses amies. Prochaine étape : Dali. Nous sommes mercredi, ce soir, nous resterons fêter Têt ( le Nouvel An chinois ) avec la famille de Johnny et passerons un très bon moment avec eux.

Le jeudi nous prenons le train pour Lijiang. Là, nous sommes contraints de rester 2 nuits car il n’y a pas de bus pour le Lac Lugu avant samedi. Cela tombe finalement bien, pour la première fois du voyage, je ( Alix ) suis malaaaaade ! ( une bonne angine je pense ). Donc, repos, et visite tout de même de la  » vieille ville  » . Je mets des guillemets car de vieille ville, nous voyons plus une imitation, avec des maisons neuves faisant vieux ! (et pourtant, il semble que cette vieille ville soit classée au patrimoine mondiale de l’Unesco. . .)

Enfin, dernière ligne droite, samedi matin c’est parti pour 220 km qui seront parcourus en… 8 h, avec 2 changements de bus

Nous voilà donc au lac Lugu après 8 h de bus depuis Dali

Une société sans pères ni maris… c’est du moins ce que nous pensions suite à la lecture du livre de Cai Hua. Et pourtant, il semble que ce ne soit pas tout à fait ça, voir pas du tout… Beaucoup d’erreurs et de clichés semblent avoir été véhiculés par ce livre, entre autre.

quelques mots

Bonjour, ou bonsoir pour nous,

juste quelques mots pour vous donner signe de vie. Nous sommes arrivés à Hanoï presque aussi facilement que dans un conte de fées.

Lundi 2 février

Nous avions décidé de faire changer les plaquettes de nos freins à disque. Nous avons cherché au Brunéi mais aucun vendeur n’avait le bon modèle. Donc, nous sommes partis de bon matin du Brunéi vers Miri en Malaisie. Là, nous devions trouver, c’est sûr.

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Voilà le petit déj local pendant 10 jours: noodles.

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Notre hôte à KB : le père Paul.

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De bon matin, il fait déjà très chaud.

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Même les « loco » ont chaud.

Arrivés à Miri en fin de matinée, nous sommes restés trois bonne heures chez un réparateur.

 

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Le garage : mobylettes, vélo. Il fait tout.

Comme lui n’a pas la pièce, il s’en est allé chercher la pièce chez des collègues. Au passage, nous lui demandons de changer notre béquille, cassée depuis l’avion entre Moscou et la Malaisie.

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Notre petit vélo sur cric. Très amusant.

En conclusion :

  • les patins de frein ne sont pas remplacés.
  • il a perdu un patin en chemin.
  • il n’a pas su remonter correctement le tout
  • NOUS N’AVONS PLUS DE FREIN A DISQUE UTILISABLE.

Il ne reste que le frein classique d’Alix, donc à l’arrière. Je ne vous raconte pas comme c’est amusant.  » Freine !  »  » Stop !  »  » Non, n’arrête pas le vélo, ralenti juste !  »  » Alix, c’est toi qui a les freins ne m’oublie pas !! « 

Nous avons donc repris notre vélo, un peu fâchés. Et là, la pluie s’est mise à tomber. Pourtant cela n’a même pas entamé notre bonne humeur jusqu’a ce que . . .  le pneu arrière crève.

Sans frein, sous la pluie, avec un pneu crevé, le tout à 500 mètres de la cathédrale où nous dormions. Cela nous a un peu tendu, il faut l’avouer. (ici pas de photos, dans ce genre de situation, bizarrement nous ne pensons pas à en prendre)

Mais après la réparation (je vous passe les détails, nous avons mis quasiment une heure !), nous avons été très sympathiquement reçu par le père Gabriel qui nous attendait, prévenu par le père Paul du Brunéi. Il est le curé de la cathédrale de Miri.

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La cathédrale possède peu de murs. Le tour est fait de grilles pour laisser passer le maximum d’air.

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Le père Paul, curé de la paroisse.

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Puis le lendemain, 

mardi 3 février.

 

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Démontage du vélo dans l’aéroport

Pour ne pas avoir de problèmes, nous sommes arrivés à l’aéroport à 9h30 pour un avion à 16h !

Cela nous a laissé le temps de savoir que nous avions le droit à 2×30 kg de bagages. Le tout en 4 bagages maximum (problème ! nous avons 4 sacoches et 1 vélo). Et qui plus est, un bagage ne peut pas excéder 32kg, norme internationale. (deuxième fois seulement qu’on nous embête avec ça.)

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Toujours pareil.

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Nouvel emballage pour le vélo.

Du coup, nous avons enrubanné les sièges avec les sacoches blanches. Et les deux sacoches rouges ensembles. Ce qui ne fait plus que 4 bagages. Le vélo pesant 31,7 kg avec l’emballage que vous voyez.

 

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Après nous avons trouvé une bonne occupation. Non Ben, VIOU n’existe pas dans la langue française !

Ensuite nous avons atterri à Hô chi minh ville (Saïgon) vers 21h, nous avons du sortir de l’aéroport : donc faire nos visas vietnamiens. ( ce qui vaut le détour également : une bonne heure à prévoir avec des détails croustillants. Ainsi, ils n’acceptent que les dollars américains mais aucun distributeur n’en fournit. Il faut donc faire marcher les bureaux de change de l’aéroport. Le système est bien rôdé !)

Puis récupérer nos bagages, et nous rendre 200 mètres plus loin au hall des vols domestiques ; hall fermé pour la nuit. Nous avons donc dormi (ou presque) devant.

Puis après un lever vers 3h30, nous avons pu entrer et faire enregistrer nos bagages vers 4h30 pour notre avion à 5h50. Mais là, nous n’avons plus le droit à 30 mais à 20 kg de bagages. Et pourtant nous venions de prendre un avion de la même compagnie : Vietnam Airlines. il faut donc aller payer en plus pour le vélo.

Je vous passe l’amabilité de la dame qui ne voulait pas de mon vélo emballé ainsi et patati et patata. Enfin nous sommes dans l’avion, et je vous passe une nouvel fois l’amabilité des hôtesses. Bref : Vietnam Airlines : jamais plus.

Nous sommes donc à Hanoï. Nous attendons notre visa chinois et pendant ce temps nous essayons de trouver les pièces pour notre vélo. Nous avons ainsi parcouru la ville de long en large toute la journée : Alix, en mobylette, derrière une amie française et moi avec un vélo. Mais nous avons apparement trouvé un moyen. La confirmation dans nos prochaines nouvelles.