Enfin…les franciscains !

Presque 50 jours après Pâques, voici une petite vidéo et un article tirés de notre rencontre avec les franciscains du Renouveau, dits franciscains du Bronx.

Nous remercions les frères d’avoir pu vivre le Triduum avec eux et d’avoir pu échanger, particulièrement avec le père Louis et le frère Pierre, sur la paternité et la vie dans le Bronx.

Avec brother Peter.

Avec brother Peter.

Father Louis, frère Franciscain du Renouveau a grandit à Brooklyn. Célèbre musicien de RAP et R&B à New-York, il se convertit en 1993, au cours d’un pèlerinage à Medjugorge, après plusieurs années d’une vie plutôt agitée, « a crazy life » (folle vie) rapporte t-il, durant lesquelles il a touché « à tout ce que la société propose d’immoral ».

Father Louis

Father Louis

En 1995 il rencontre les frères Franciscains et est ordonné prêtre en 2001. Par son travail et l’accompagnement de jeunes-hommes de la rue, Father Louis a découvert l’importance du père et combien son absence pouvait être source de grands maux. Il partage avec nous ses réflexions sur la paternité.

  • –  Selon vous, les hommes sont à l’origine de presque tous les problèmes du monde. Pourquoi ?

    –  Peu de temps après ma conversion, j’ai commencé à travailler avec des jeunes hommes, tous étaient dans la rue. A travers eux j’ai clairement vu et compris que les pères étaient les grands absents de la société. J’étais avec environ 40 jeunes-hommes de 12 à 20 ans, et parmi eux pas un n’avait connu son père. Ils touchaient tous à la drogue, au deal, et étaient coutumiers des arrestations… Mais pas un n’avait connu son père. Cela m’a interpellé et j’ai dit à Dieu : « Je veux passer le reste de ma vie sur ce problème ; il faut que les hommes deviennent de réels hommes. »

    Les femmes qui ont des problèmes dans le monde ont souvent été malheureuses à cause des hommes. En fait de ce que je vois comme « problèmes » dans notre culture, les hommes en sont toujours à l’origine. Et là où nous avons le plus besoin d’hommes, c’est dans la famille qui se construit grâce aux hommes qui « sacrifient », qui donne leur vie pour leur femme et leurs enfants. La paternité est l’antidote de la culture.

    Dans le Bronx, très peu de famille ont des hommes à la maison, on trouve beaucoup de mères et de grand-mères seules. C’est très triste car un garçon peut vraiment apprendre à devenir un homme par un homme. Je peux voir un homme marcher le long de la rue et simplement à la manière dont il marche, je peux dire : « Il n’a pas eu de père. » Nous avons un gros problème dans le Bronx et dans le monde en général.

    Quand on est dans une bataille, on attaque le chef et c’est la débandade. De même, si vous vous attaquez au leader de la famille, la famille n’a plus de direction.

    On s’y attaque dans les films, les séries télévisées, par exemple ici en Amérique, depuis les années 80 les hommes ressemblent à des idiots qui disent toujours oui à leurs fils, la mère se moque de son mari, et tout le monde rit de lui.

  • –  Beaucoup de psychologues font un lien entre l’absence du père et la violence que l’on observe par exemple dans le Bronx. Qu’en pensez-vous ?

    –  Tous les enfants ont droit à un père et à une mère. Ils le savent à l’intérieur d’eux-même. Donc quand le père est absent, ils sont en colère. Quand je travaillais avec ces jeunes, tous étaient violents. Il y en avait un particulièrement qui ne pouvait pas parler sans s’énerver. Un jour, je lui ai demandé : « Pourquoi es-tu si en colère ? » Il m’a répondu: « Je vais vous dire pourquoi je suis si en colère. Parce que je hais mon père. Je ne l’ai jamais vu. Mais s’il passe la porte, je le tue ». Et il était sérieux.

  • –  Comment définiriez-vous le rôle du père dans la famille ?

    –  Voici ma vision de la vie de famille :

Les enfants sont comme de la glaise. La mère est celle qui nourrit les enfants, elle est celle qui conserve la glaise malléable. Et le père est celui qui modèle. Si vous n’avez pas l’eau, si vous n’avez pas le mouleur, vous avez juste un bloc de glaise qui n’est bon à rien. Et c’est la déformation de l’être humain. La glaise doit devenir quelque chose de beau telle que le Créateur l’a voulu. Il semble qu’au début de la vie de l’enfant, la mère soit très importante. Mais à un certain âge, il regarde plus son père pour orienter sa vie, aussi bien les garçons que les filles.

Le père, dans la manière dont il vit sa vie de famille, et encore davantage, dans la manière dont il aime sa femme, enseigne aux hommes comment être des hommes, comment être respectueux, comment aimer, comment se sacrifier. Et il enseigne à la femme ce qu’elle peut chercher dans un homme et ce qu’elle peut en attendre dans la manière d’être aimée, protégée, dans ce qu’il peut lui apporter. Si cette partie manque dans la famille, les enfants ne savent plus où regarder.

La paternité est un travail de tous les jours. Pas de « day-off » (jour de repos). Si vous en prenez un, les enfants le sentent et vous leur enseignez alors qu’on a le droit de prendre un « congé dans l’amour ».
Je n’ai jamais pensé que mon père n’était pas impliqué dans ma vie. Il avait trois boulots. Mais malgré cela, il s’arrangeait toujours pour être là à l’heure du dîner ; là où la famille s’assoit toute ensemble. Papa était impliqué dans toutes les décisions. Il était le roc de la famille. Avec ma mère, ils étaient un esprit, un coeur. Ils pensaient tout ensemble. Et ça marche ! Etaient-ils parfaits ? non !

Bien sûr, il y a toujours des exceptions. Vous pouvez avoir une famille sans père, et une où tous les enfants seront magnifiques. Ils n’auront pas connu le bonheur d’avoir un père, mais ils seront paisibles, bons citoyens, bons travailleurs et auront peut-être une famille. C’est une grâce spéciale. Ce n’est pas typique. C’est une exception. Mais ça existe.

Juste avant notre départ vers le Canada.

Juste avant notre départ vers le Canada.

Enfin le Canada !

Ca y est, nous avons passé la frontière. Mais revenons sur ces derniers jours de route jusqu’à Montréal…

* Au lac Champlain

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Continuons dans la série « panneaux inconnus auparavant » !

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Les 2 chiens de nos hôtes du soir…

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Sherry et Cathy nous ont accueillis pour la nuit sur South Hero Island

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Benoît est parti en solitaire pour une séance photo, empruntant le vélo original de Sherry

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Au sanctuaire de sainte Anne

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Cette statue de la Vierge de Lourdes était sur le clocher de la cathédrale de Burlington avant que celle-ci ne brûle dans un incendie.

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Le sieur Champlain, français, grand découvreur du lac qui porte son nom.

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* Vers la frontière

Ne vous méprenez pas, il s'agit de l'état de New-York, qui s'étend de la ville à la frontière canadienne.

Ne vous méprenez pas, il s’agit de l’état de New-York, qui s’étend de la ville à la frontière canadienne.

Enfin !!

Enfin !!

* Premiers coups de pédales dans le Québec… quel bonheur de pouvoir parler français !

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Petit tour touristique

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Sylvie, qui nous a accueillis à st Valentin avec son mari Luc.

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Opération footing-exercice-poussettes

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Le fort de Chambly

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et son lac

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Martin et Chantale nous accueillent à Chambly. Dernière étape avant Montréal.

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Chantale

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Alors Ben, comment est-ce derrière ?

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Moins à l’aise que sur le tandem on dirait…

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Sur le pont Jacques Cartier, nous traversons le saint Laurent

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et apercevons Montréal

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Nous avons retrouvé de la famille et accueilli avec joie Louis ( mon tit frèrot ). Demain lundi, nous prenons la route pour les Laurentides pour quelques jours de vélo à 4, Guillaume ( un cousin ) nous accompagnant aussi !

De Putney au lac Champlain, mais toujours aux US

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Jeudi 23 avril.

Après deux nuits passées à Putney chez la maman d’oncle David, nous reprenons notre route.

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La maman d’oncle David, Mme Wilson.

La route aujourd’hui est neigeuse par moment, très exposée au vent, assez longue, mais le long de la Connecticut River.

Pause pour le goûter.

Pause pour le goûter.

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Le soir, nous arrivons à Windsor. Nous demandons l’hospitalité à un monsieur sur le pas de sa porte. Il rentre tout juste du travail. Il nous demande 5 minutes et revient avec les clefs d’un appartement qu’il loue habituellement et qui est vide ces jours-ci. Nous y passerons la nuit et irons discuter durant la soirée avec lui, son épouse et deux (sur les trois) de leurs enfants. Ils sont évangéliques trinitaires, un mixte entre évangélique et baptiste (à confirmer). Nous passons un très bon moment avec eux à discuter de paternité, de notre voyage, de la France qu’Austin, le garçon, veut visiter….

La famille Nelson.

La famille Nelson.

Vendredi 24 Avril.

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Le pont couvert de Windsor, le plus long des US.

Nous partons aujourd’hui pour de la montée, direction Randolph où un couple de warmshowers nous attend pour la nuit. Journée terriblement froide. Le ressenti est glaçant. Nous sommes congelés. Comme nous avons environ 1600 mètres de dénivelé dont plus de 900 en montée, Alix prend un livre (la tablette ici) et nous lit le récit de voyage d’un grand aventurier français parti quelques mois au Chili.

Nous débutons la lecture, dans un environnement porteur.

Nous débutons la lecture, dans un environnement porteur.

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Voilà ce que ça donne en roulant !

Voilà ce que ça donne en roulant !

Voilà ce que je peux voir de mon épouse !

Voilà ce que je peux voir de mon épouse !

De beaux ponts sur la route.

Un beau pont sur la route.

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Il fait vraiment très froid.

Il fait vraiment très froid.

Petite pensée pour Louis !

Petite pensée pour Louis !

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Pour déjeuner, nous faisons halte à l’église catho de Woodstock (pas le vrai) pour y cuisiner et déjeuner au chaud.

A quoi sert ce tracteur ?

A quoi sert ce tracteur ?

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Nous sommes reçus par un jeune couple avec une petite fille de 6 mois. Super, des jeunes qui ont fait un tour du monde en vélo comme nous ! Nous partageons de bons moments et un bon petit déjeuner le lendemain !

Samedi 25 Avril.

Sirop d'érable fait maison.

Sirop d’érable fait maison.

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Nos hôtes à droite. (et le frère de M. à gauche)

De droite à gauche : Azélie dans les bras de son papa Chandler, Jenny sa femme et le frère de Chandler.

La route aujourd’hui est moins longue, moins de dénivelée mais toujours aussi froide. Je vous laisse en juger par vous-même : 

Incroyable, non !

Incroyable, non !

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Panneau préférée de mon épouse ! Il n'a pas la classe sur son tracteur ?

Panneau préférée de mon épouse ! Il n’a pas la classe sur son tracteur ?

Il y a tout de même de la vie.

Il y a tout de même de la vie.

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Pause à l'abri pour déjeuner !

Pause à l’abri pour déjeuner !

Regardez le panneau puis le silo !

Regardez le panneau puis le silo !

Oui, oui, la route traverse la grange !

Oui, oui, la route traverse la grange !

Enfin, nous arrivons à Montpelier, la plus petite des capitales d’état. Le père Michaël nous accueille chaleureusement au presbytère de l’église saint Augustin. Nous y passons 2 nuits.

Le père Michaël

Le père Michaël

Lundi 27 Avril

       Après une route plus tranquille, nous rejoignons Essex, à côté de Burlingthon, au-bord du fameux lac Champlain. Notre hôte, Christopher, n’est autre que le frère de Lynne qui nous avait accueillis à Wilford Ct. Christopher nous fait faire un  » Burlingthon by night » qui se finit dans un bar où un groupe joue du rock. Très sympa !

Christopher

Christopher

Mardi 29 Avril

     Il est 12h et nous allons prendre la route pour parcourir les 30 km jusqu’à notre hôte de ce soir sur Grand Island ! ( Merci Lynne pour ce deuxième contact ! )

Se remettre en route

Mardi  14 Avril

Nous voilà partis de New-York. Avant de quitter la ville, nous nous arrêtons déjeuner chez les frères Franciscains dans le Bronx, eux avec qui nous avions passé le Triduum et discuté ultérieurement.

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Frère Peter à gauche et frère Louis à droite.

Frère Peter à gauche et frère Louis à droite.

Puis, nous prenons la route et retrouvons notre quotidien de cyclistes.

Premier jour, RAS. Nous profitons d’une carte qu’un warmshower nous a envoyé et qui nous permet d’échapper au maximum des villes.

  • http://www.warmshowers.org = Site internet où sont inscrits de nombreux cyclistes. Le principe est simple : chacun indique s’il peut accueillir des cyclistes de passage dans son coin et précise ce qu’il peut offrir : lit; coin de jardin pour planter sa tente; nourriture…. et une douche chaude car tout bon cycliste sait que c’est la première chose qu’on recherche après une bonne journée de vélo ! Amis cyclistes, n’hésitez pas à vous y inscrire, c’est vraiment pratique et cela assure des rencontres très sympathiques. Nous en profitons quand des hôtes sont sur le chemin depuis la Floride ! 

Cependant, ce mardi, jour de notre départ de New-York, aucun warmshower sur la route. Aussi, nous reprenons notre bonne vieille habitude de demander l’hospitalité pour la nuit. A Port Chester, nous nous arrêtons devant une église. Une communauté espagnole y est rattachée ainsi qu’un patronage. L’église étant fermée ( comme toutes celles que nous avons déjà dépassées aujourd’hui… ) Benoît entre à l’intérieur du patronage. Lorsqu’il ressort, sans possibilité de rester pour la nuit, un monsieur s’approche, intrigué par notre vélo. « Do you speak Spanish ? » nous demande-t’il. « No but a little Italian ! » Grâce à nos petites notions d’italiens, nous lui demandons s’il peut nous héberger pour la nuit. Il appelle alors une amie qui parle anglais. Lorsque je l’ai au téléphone ( ce qui est ma bête noire car j’ai toujours peur de ne pas comprendre ce qu’on me raconte ) je parviens à saisir que notre monsieur brésilien comme nous l’apprendrons pas la suite, est prêt à nous accueillir. Il doit simplement demander à sa femme. Après un coup de fil à cette dernière, il nous invite à le suivre. Nous voilà donc partis pour le sprint final jusqu’à la maison de notre nouvel ami. S’ensuit une soirée très sympathique avec M. Gatto, sa femme et ses 2 fils adoptifs qui parlent très bien anglais. Nous sommes très touchés par la simplicité et la spontanéité de leur accueil. Et au moment d’aller nous coucher, Gatto et sa femme nous laissent… leur propre lit. Nous avons beau leur dire que nous pouvons dormir sur nos matelas gonflables dans le salon, rien n’y fait. Nous sommes pris au piège par la bonté sans bornes de ce couple et n’avons plus qu’à rendre grâce au Seigneur et à Le prier d’accorder sa paix pour cette maison.

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M. Gatto au centre et un de ses fils adoptifs

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Avec le drapeau brésilien et celui de l’Equateur ( nationalité de sa femme )

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Les deux jours suivants, nous sommes attendus le soir par des « warmshower ». Les premiers, Mike et Lynne à Milford.

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Mike et Ben

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Un super jeu créé par Mike

 Mike nous accompagnera un bout de chemin vers New Heaven le lendemain matin.DSCN9512

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Sur la route entre Milford et New Heaven

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La fameuse université de Yale à New Heaven.

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Visite du musée des Knights of Columbus. Nous y apprenons la volonté d’évangélisation de Christopher Columbus.

DSCN9531Et les seconds warmshowers, Richard et Sharron, à Southington. Ces derniers nous préviennent qu’il pleut le lendemain, soit vendredi. Ils nous proposent alors de rester un jour de plus. Nous acceptons et ne repartons que le samedi. Cela nous laisse plus de temps pour discuter avec eux. Les prochains warmshowers seront à Gill, pour lundi soir. Ce qui nous demandera, exceptionnellement, de rouler un petit peu dimanche après-midi.

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Sharron et Richard

Nous suivons donc, samedi une super piste cyclable construite à la place d’un canal jamais achevé.

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Toujours la banane !

Et de coups de pédales en coups de pédales, avec bien sûr notre bien aimée pause jeux de cartes du déjeuner, nous parvenons à Southwick. Là, en quittant la piste cyclable, nous apercevons un panneau indiquant « Our Lady of the Lake ». Ce doit être une église catholique puisqu’elle est dédiée à Notre-Dame… Nous arrivons effectivement à une église catholique. Le prêtre, très sympathique, nous invite au «  spaghetti-dinner » qui a lieu au sous-sol de l’église, pendant que lui contacte un couple de paroissiens qui parlent français ! Au-cours du dîner, nous discutons avec un couple assis à côté de nous. Ils sont très sympathiques et nous proposent de nous accueillir pour la nuit.

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En grande discussion… n’y aurait-il pas des origines italiennes dans la famille Poidevin ???? Ma che !

Mais grâce au père, nous avons déjà d’autres hôtes pour le soir. Guy vient en effet nous chercher et nous conduit chez lui. Nous sommes amusés par son accent québécois et celui de sa femme. Certaines de leurs expressions valent le détour ! « Passe-moi mon kodak » dit sa femme au-cours de la soirée, où au moment de se dire au revoir le lendemain matin, on se fait «  une petite serrette ! » Bref, nous passons une excellente soirée.

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Entre Ben et le père, Gertrude et Guy, nos hôtes.

  Après la messe du lendemain, nous repartons pour quelques 30 km.

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Concours du tandem le plus étrange !!

     Nous nous arrêtons à Northampton. Là, nous nous dirigeons vers l’église et après la messe ( notre seconde de la journée ! ), nous demandons au prêtre si nous pouvons être accueilli par lui ou s’il connait une famille. Cette fois, il ne peut rien faire pour nous et en est très désolé. Nous reprenons le vélo et nous engageons dans une rue, au hasard. Mais il n’y a personne. Après un tour de pâte de maison, Benoît remarque une autre église catholique, polonaise. Un couple nous ouvre sa porte. Nous découvrons ainsi l’existence d’une autre église catholique qui n’est pas romaine.

      En bref, l’église catholique polonaise est née au-début du XIXè à la suite d’une mésentente entre le curé américain, d’origine allemande de la paroisse polonaise et les paroissiens à la suite de quoi la communauté choisie de se séparer de Rome. Aujourd’hui, ils sont présents particulièrement sur le continent américain et en Pologne. Leur liturgie est quasiment la même que la nôtre. Cependant, ils ont choisi de revenir à la tradition de l’église telle qu’elle était au premier millénaire. Ainsi, ils ne reconnaissent pas les dogmes venus après, tel que l’Immaculée Conception de la Vierge Marie, ou le purgatoire. D’autre part, les prêtres peuvent se marier.

Nous étions donc chez le curé de la paroisse et sa femme. Ce furent d’intéressants échanges et nous étions heureux de pouvoir prier avec eux dans leur église à la fin de la soirée.

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      Lundi soir nous avons dormi à Gill chez des warmshowers, après une journée de pluie. Nous étions trempés. Et comme dit Alden, une journée de cyclisme se termine toujours par une montée. Et cela s’est vérifié de nombreuses fois ! Le couple qui nous accueillis habite en effet perdu dans la forêt, au-bout d’un chemin de terre.

DSCN9570La soirée fut emplies de discussions philosophiques et politiques.

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Alden

Voici de quoi récupérer du sirop d'érable. Mais ne nous réjouissons pas trop vite : 1 gallon ( 3,7 L ) de sirop d'érable nécessite... 40 gallons de sève récoltée depuis l'arbre.

Voici de quoi récupérer du sirop d’érable. Mais ne nous réjouissons pas trop vite : 1 gallon ( 3,7 L ) de sirop d’érable nécessite… 40 gallons de sève récoltée depuis l’arbre.

Clin d'oeil pour Maman et ma chère soeur !

Clin d’oeil pour Maman, ma chère soeur et ma belle-soeur !

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Enfin depuis hier, nous sommes à Putney chez la maman d’oncle David chez qui nous étions à Washington. Et nous nous arrêtons pour 2 nuits. Cela nous fait du bien car reprendre le rythme n’est pas si facile et puis surtout, nous avons encore le temps de rejoindre Montréal.

Visite d'une tannerie à Putney

Visite d’une tannerie à Putney

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Un des ponts couverts du Vermont

Un des fameux ponts couverts du Vermont !

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une nouvelle passion pour mon mari… photographier des tracteurs !!

La suite au prochain épisode !

New York

Nous partons de New York mardi matin, direction Montréal. Voici en photo, un résumé de ces quinze jours passés ici.

A droite, tante Diane, chez qui nous avons la chance de loger.

A droite, tante Diane, qui nous a très gentiment reçu.

Si vous désirez visiter New York au delà des sentiers battus ; contactez tante Diane. Grâce à ses visites, vous découvrirez de nombreux lieux insolites, inconnus des touristes. Pour en savoir plus, voici son site : nyvisitalacarte.com

D’abord, les classiques :

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L’Empire State Building.

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La statue de la liberté !

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Le quartier de Wall street, la pointe sud de Manhattan.

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Ensuite, Central Park.

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Cette photo est pour mon frère Joseph et notre amour de Balto.

Et maintenant un petit tour d’architecture new-yorkaise.

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Suivez-le guide !

Le quartier où vit tante Diane.

Le quartier où vivent tante Diane et oncle Louis.

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Voyez-vous l’immeuble en verre au fond à gauche ? Nous avons eu la chance de résider là pendant ces deux semaines.

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On trouve ici tous les styles.

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Une rue pour tourner des films ?

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L’un des 5 plus beaux monuments des Etats-Unis.

A New York, on trouve tout.

La pauvre église est cachée par les buildings.

La pauvre église est cachée par les buildings.

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Remarquez le balcon au 2ème étage et au dernier étage . . .

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Ma femme est une artiste.

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Oeuvre d'un artiste local.

Oeuvre d’un artiste local, militaire à la retraite.

Lieu de mémoire : depuis notre arrivée aux USA, beaucoup de gens nous ont parlé du 11 septembre, du traumatisme national que cela a causé.

Mémorial au pompiers et policiers ayant donné leur vie.

Mémorial aux pompiers et policiers ayant donnés leur vie.

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Deux puits sans fond sur les fondations des Twins Towers.

Deux puits sans fond sur les fondations des Twins Towers.

Autour du puit, le nom de toutes les victimes.

Autour du puit, le nom de toutes les victimes.

La nouvelle tour, One World Trade Center, 541m.

La nouvelle tour, One World Trade Center, 541m.

Un de nos hôte nous a fait le rapprochement avec Is 9,10 où le peuple d’Israël rebâtit plus beau, plus grand (comme ici la tour). Et Dieu annonce que la nation sera livrée au mains de ses ennemies parce qu’ils ont rebâti sans Dieu.

Vue sur la tour.

Vue sur la tour.

Pour finir, voici quelques perles, quelques étonnements !

Pour la famille d'Alix.

Pour la famille d’Alix.

Time square ! Amazing !

Time square ! Amazing !

Une bataille de cousins géante. Chaque samedi l'instrument change.

A Washington Square, une bataille de cousins géante. Chaque samedi l’instrument change.

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Les belges ne sont pas en reste.

Les belges ne sont pas en reste.

La visite de mon frère et du père Karlo avec les soeurs de la famille spirituelle "l'Oeuvre".

La visite de mon frère et du père Karlo avec les soeurs de la famille spirituelle « l’Oeuvre ».

Et, la visite de ce matin : The Cloisters (traduisons ; les cloîtres.) Une reconstitution d’un cloître avec des pièces, j’entends des statues mais aussi des morceaux d’églises, de chapelles… venus d’Europe ; principalement de France et d’Espagne.

Le choeur vient entièrement de France ; pierre par pierre.

Le choeur vient entièrement de France ; pierre par pierre.

Buste d'une descente de croix du XIIème. Artois.

Buste d’une descente de croix du XIIème. Artois.

Pour la procession des Rameaux en Allemagne, excellent non ?

Pour la procession des Rameaux en Allemagne, excellent non ?

Et pour nos amis belges…

(je n'ai plus le nom) de manufacture belge.

(je n’ai plus le nom) de manufacture belge.

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Tapisserie de la Licorne. Allégorie du Christ. Oeuvre belge.

Tapisserie de la Licorne. Allégorie du Christ. Oeuvre belge.

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Salle capitulaire d’une abbaye française. Elle avait été transformée en étable au moment de la Révolution française, comme en témoigne l’anneau sur la colonne au fond à gauche.

Ce cloître vient des Pyrénées. On se croirait chez nous !

Ce cloître vient des Pyrénées. On se croirait chez nous !

Crucifix autrichien du XII ème.

Crucifix autrichien du XII ème.

Vierge auvergnate du XIIème siècle.

Vierge auvergnate du XIIème siècle.

Et bientôt un article sur notre rencontre avec les franciscains du Renouveau, dits « du Bronx. »

18 jours (25 maintenant) trop rapides ! (Part 3)

Voici la fin de ces quelques jours avant New York. Nous étions donc arrivés chez Martha et Richard samedi soir après les avoir rencontrés à la sortie de la messe.

Dimanche 22 mars.

Encore une fois le petit déjeuner est royal. Nous sommes reçus comme deux fils et fille, ou petit-fils et petite-fille mais aussi et surtout comme deux frères chrétiens. Lors d’un skype avec mes parents leur première réflexion est, en voyant un cadre derrière nous, « Ah ! Vous êtes dans une famille chrétienne, ça se voit » DSCN9217 Effectivement cela se voit, dans leur accueil, dans leur attitude l’un envers l’autre et à notre égard; mais lorsque au moment du déjeuner je leur dis cela, ils s’en amusent. Richard est juif ! Ou, pour être exact, de famille de tradition juive ! La Pâque, la Bar Mitzvah…. Au moment de leur mariage, Martha est catholique et prie souvent pour que son mari rencontre le messie même si il ne pratique plus vraiment sa foi juive.

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Notre ami Richard, ancien dentiste, aime sa femme, le golf (de l’autre coté de l’étang) et la pêche.

Il y a une vingtaine d’années, le jour de l’anniversaire de Martha, Richard lui dit qu’il va lui peindre quelque chose et lui demande ce qui lui ferait plaisir. Elle n’ose répondre qu’elle aimerait une image pieuse, elle qui malgré ses pèlerinages à Medjugorje, à Guadalupe, ne se permet pas d’accrocher une seule image pieuse par respect pour son mari. Seule une carte postale au coin de son chevet. Ce matin-là, elle déplace cette carte de Guadalupe dans le salon pour y prier, puis part en oubliant de la ranger. Richard n’ayant pas de réponse à sa précédente question, prend cette image et se met a la reproduire. Il y passera la nuit, dont la moitié du temps uniquement sur les yeux.DSCN9202

Notre dame de Guadalupe, vierge des Amériques,peinte par Richard pour son épouse.

Imaginez la surprise de Martha !

Puis quelques temps après, Martha demande a Richard de l’accompagner à Medjugorje. « D’accord, répond t’il, si il y a quelque chose que je peux faire là-bas en t’attendant. » Comme il n’y a pas de golf, le voyage n’est pas pour tout de suite ! Mais le lundi suivant au travail, il tombe dans une revue spécialisée pour les dentistes. Et en première page il y a un appel au bénévolat pour aller installer une clinique dentaire dans une région en guerre, dans un petit village, en petit caractère : Medjugorje. Comme Richard est honnête et que maintenant il a une raison, il accompagnera sa femme. Les fioretti se succèdent.

A cette époque c’est la guerre dans cette région, les soldats se sont servis au dispensaire, il n’y a plus de défibrillateur. Une soeur en demande un à Richard par l’intermédiaire de Martha. Richard n’est pas content il n’est pas médecin et il n’a pas le temps en deux ou trois semaines de trouver un tel engin. Mais le lendemain matin au travail ses clients annulent leur rendez-vous. Il se retrouve donc avec deux heures devant lui. Il se met a chercher et découvre qu’un hôpital voisin propose un défibrillateur, en panne. Il appelle, va le récupérer. Puis il regarde la notice, appelle le service de réparation à Los Angeles qui lui dit qu’il faut contacter Boston. Mais il ne se voit pas aller si loin pour une malheureuse pièce. A Boston on lui dit qu’en fait un seul hôpital aura la pièce qu’il lui faut : celui où il travaille. Voici donc Richard et Martha partis avec un défibrillateur sous le bras, comme bagage à main !

Il explique que c’est pour son coeur et les gars le laissent passer. Incroyable, non ? !

Puis il prend le car avec les autres pèlerins, il a peur sur la route, le chauffeur ayant pris la route le long de la mer. Là, les pélerins du car se mettent à prier le rosaire, cela l’apaise beaucoup.  » MAIS pourquoi s’arrêtent-ils ? » se demandent Richard à la fin du chapelet. La peur revient jusqu’à ce que, par la fenêtre  » la Sainte Vierge apparut  » et lui donna une paix plus durable. Puis après…. retour à la vie normale.

Le prêtre demande cette année-là à Martha de faire les catéchèses pour les catéchumènes. Elle doit remplacer la responsable habituelle, indisponible.  Cela lui est très dur parce qu’elle n’aime pas parler devant les autres. Mais bon, elle accepte. Et un soir alors que son mari la conduit, il reste et écoute à son insu. Puis il demandera le baptême, au plus grand étonnement de sa femme qui le préparera durant le catéchuménat. C’est sa belle-mère qui sera sa marraine.

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Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de ND de Guadalupe, et entre autre, tout ce que l’on trouva dans les yeux de la Vierge : http://www.sancta.org/eyes_f.html

Mais revenons à des anecdotes plus primaires.

Notez le dîner :

Je suis française ! et TRES fière.

Je suis française ! et fière de l’être.

Lundi 23 Mars.

Nous voilà partis, sous la pluie, vers Saint Augustine. Ce n’est pas très loin, nous y sommes pour l’heure du déjeuner. Cela nous laisse le temps de visiter la plus vieille colonie des Etats-Unis. Ce n’est pas le premier lieu où les colons sont arrivés, mais celle qui fut la première durablement.

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1er missionaire.

1er missionaire américain.

Notre Dame de la Lèche, première chapelle des Etats-Unis.

Notre Dame de la Lèche, première chapelle des Etats-Unis.

Mardi 24 mars.

Nous partons vers Jacksonville afin d’y dormir pour récupérer la voiture le lendemain.DSCN9233

Notre hôte fait du vélo et apprécie le nôtre.DSCN9234

Le lendemain, très gentiment, il nous conduira au lieu de la location de voiture. Cela évitera une fatigue inutile.

Mercredi 25 mars au vendredi 27 mars.

Nous voilà sur la route, mais en voiture pour New York. Notre destination pour ce week-end est Washington où vivent des cousins américains d’Alix. Mais avant, nous passons par Savannah, une ville ancienne pour les US, et pas la Blue Ridge Parkway, une route interdite aux camions dans les montagnes à l’ouest de la Caroline du Nord et de la Virginie.

L'intérieur de la cathédrale de Savannah.

L’intérieur de la cathédrale de Savannah.

Bâtie par des français fuyant la révolution.

Bâtie par des français fuyant la révolution.

On en profite pour faire du tourisme.

On en profite pour faire du tourisme.

Sur la route vers le Nord, nous découvrons que le printemps arrive timidement ici.

Sur la route vers le Nord, nous découvrons que le printemps arrive ici que timidement ; cela nous change de la Floride.

Sur la Blue Ridge Parkway.

Vue depuis la Blue Ridge Parkway.

Jeudi soir nous dormons en voiture et le vélo dehors.

Jeudi soir nous dormons en voiture et le vélo dehors.

Mais le matin au petit déjeuner, surprise !

Mais le matin au petit déjeuner, surprise !

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Ce n'est pas qu'un tout petit peu de neige !

Ce n’est pas qu’un tout petit peu de neige !

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Samedi 28 et dimanche 29 mars.

Petit week-end en famille. Nous profitons du lieu pour laver le vélo et faire la visite du musée sur l’histoire de l’Amérique ou des Amériques ? et le musée d’histoire naturelle.

( pour les trois photos suivantes, une spéciale dédicace est adressée à Papa d’Harcourt, amoureux des trains ! )

On se croirait presque à l'époque ! Mais il ne reste plus d'indiens.

On se croirait presque à l’époque ! Mais il ne reste plus d’indiens.

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Lavage pour le vélo, bronzage pour madame.

Lavage pour le vélo, bronzage pour madame. ( oui enfin, ce n’est pas comme si je n’avais rien fait. CAER = commentaire ajouté en relecture )

Oncle David.

Oncle David.

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Durant un policiers-voleurs à vélo.

Durant un policiers-voleurs à vélo.

Avec le tandem, ce jeu est difficile ! Imaginez-vous prendre un virage rapide !

Avec le tandem, ce jeu est difficile ! Imaginez-vous prendre un virage rapide ! Ici avec Miles, notre cousin.

Brigitte, Miles et Georges !

Brigitte, Miles et Georges !

Nos cousins et leurs parents, tante Ariane et oncle David.

Nos cousins et leurs parents, tante Ariane et oncle David. Lundi matin, avant l’école !

Lundi 30 mars.

Nous arrivons à New York ce soir. Nous faisons l’aller-retour dans Manhattan pour trouver un endroit où laisser le vélo les dix jours prochains. Heureusement, par Jos (Radio Maria Belgique. Vous savez la voix que vous connaissez bien par les interviews mais dont vous n’avez pas d’image ) nous avons le contact de soeurs de la famille spirituelle « l’Oeuvre ». Nous laisserons le vélo dans la cours de la paroisse où elles habitent.

Nous sommes donc à New York depuis quelques jours maintenant. Le Christ est bien ressuscité chez nous aussi ! Belle fête de Pâques !

Les photos dans un autre article, bientôt, très bientôt. Pardon pour le retard de celui-ci.

18 jours trop rapides. Part 2 !

Lundi 16 mars.

Cocoa-Beach.8

Nous avons pris les îles depuis Fort Pierce jusqu’à Melbourne, juste après Palm Bay.

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Pour aller du continent aux îles ou l’inverse, il faut prendre les pont levis.

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Mais les pont levis sous le cagnard, c’est trop chaud pour ma blondeur.

Nous avons essayé cette semaine un site qui met en relation des cyclorandonneurs et des hôtes eux aussi cyclistes dans la plupart des cas : warmshowers ; l’idée est assez simple : après une bonne journée de vélo ce qu’il manque bien souvent au cycliste c’est une douche bien chaude. Dimanche nous avions envoyé un mail à Bill pour savoir s’il pourrait nous recevoir lundi soir. En effet en regardant la carte nous avions découvert que lundi serait une obligatoirement une grosse journée si nous restions sur la A1A, donc sur les îles le long de la côte. DSCN9037

Nous avons donc pédalé 110 kilomètres ce jour, ce qui est notre plus longue distance parcourue en un seul jour depuis notre départ.

Arrivés là, ce fut un dépaysement total. Après une bonne douche, Bill nous fit essayer sa Harley et son tricycle. L’un comme l’autre sont très agréables.

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L’Amérique ressemble bien aux films que nous voyons.

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Ce vélo est juste incroyable. L’assistance électrique lui donne une vitesse phénoménale et la position est très confortable parce qu’elle demande peut d’effort de stabilité.

DSCN9055 DSCN9057Bref, ce fut donc une bonne soirée avec Bill qui nous conseille d’aller le lendemain à Cocoa chez le revendeur de tricycle afin de régler définitivement notre problème de freins. Enfin…

Mardi 17 mars, Saint Patrick

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Voyez ce que la technique fait de beau !

Nous allons donc à Cocoa mardi matin, bien décidé à régler rapidement ce petit soucis de frein.DSCN9152 Là, le mécano n’est pas là donc le marchand nous envoie chez un autre mécano à quelques miles. Pete de son prénom nous informe que tout notre système de frein arrière est bon pour être changé parce que l’huile que les vietnamiens ont mis dedans n’était pas la bonne et a donc détérioré tout le sytème de freinage. Joie ! Mais bien sûr, il n’a pas la pièce. Nous revenons donc à Cocoa pour voir si le 1er marchand à la pièce. Non plus mais il peut nous en commander une pour le lendemain, le tout monté pour mercredi milieu d’après midi. Ok.DSCN9079

Nous repartons avec le tandem jusqu’à l’église (nous laisserons le vélo le mercredi matin). Avec tout cela, il est 18h30. Là, des femmes commence un groupe. . .de quoi ?? de mères ? de prière ? Bref, au milieu de tout cela l’une d’entre elle accepte de nous recevoir chez elle, et nous envoie en avant après avoir prévenu son mari.

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Chez Tom et Sue

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La vue quasiment en face de chez eux.

Nous arrivons donc chez cette dame, Sue, et son mari, Tom, nous reçoit, sans rien connaître de notre histoire et au début sans rien comprendre à notre anglais. De notre côté nous ne comprenons pas beaucoup plus son accent américain. il n’empêche que nous arrivons à nous faire comprendre quelque peu et que nous dînons. Puis rentre Sue. Le soir même ayant compris notre problème de freins, ils nous proposent gentiment de rester deux nuits pour être tranquille.

Mercredi 18 mars.

Après une longue nuit, Sue nous a préparé des gaufres pour le petit déjeuner. C’est excellent. Nous portons le vélo au bike shop de Cocoa, puis Tom reviendra nous chercher. L’après midi est rythmée par les courriers à envoyer pour ma recherche d’emploi, par la recherche d’un moyen d’aller de Jacksonville à New York. . . . Nous avons compris qu’il ne fallait compter ni sur le train ni sur le bus ; alors sur les conseils de Bill, nous optons pour la location d’une voiture. Mais comme nous ne faisons qu’un aller simple et que la distance est immense, nous avons un surplus de 300 dollars. Comment faire ??? DSCN9089 DSCN9086

Nous décidons d’aller nous promener un peu. Au retour, les voisins de Tom et Sue nous interpellent : venez prendre un verre de vin avec nous ! Nous allons donc prendre l’apéro avec ce couple de retraités. Monsieur est un ancien pilote de l’US Air force qui a notamment fait le Vietnam comme pilote. Ils sont très touchés par notre démarche. Nous brassons beaucoup de sujet comme la politique, la foi….et au milieu de tout cela, nous leur parlons de notre soucis de location. Lorsque nous les laissons madame nous tend un chèque avec le montant de la taxe à payer. Invraisemblable.

Comme Tom et Sue sont partis ce soir là, ils nous ont laissé les clefs de leur voiture et un peu d’argent pour que nous puissions sortir. Sympa. A leur retour, il nous proposent de rester une troisième nuit, vous allez comprendre pourquoi.

Jeudi 19 mars, Saint Joseph. Il veille, c’est sûr !

Nous allons tous ensemble à la messe. Y sont présents les enfants de l’école catholique adjacente à l’église. Sue était directrice et Tom y donne des coups de mains réguliers. Mais avant Tom était ingénieur à la base de Cape Kennedy ou Cape Cannaveral, la base de lancement de la navette spatiale américaine. Non pas les fusées, mais les navettes qui permirent de mieux connaître l’espace, d’installer la station spatiale internationale…. Nous irons donc passer une partie de la journée là-bas.

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Regardez bien le bout de bois de l’autre côté : faites un zoom !

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Tom et Sue.

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Maquette de la navette spatiale avec le réservoir (en orange) et les fusées. Les fusées sont éjectées en 1er er retombe dans l’océan, et le réservoir est largué dans l’espace.

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Alix essaie un simulateur.

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Hubble.

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La navette Atlantis sur laquelle Tom a travaillée 30 ans. Il a vu la 1ère décoller en 85 et la dernière en 2011.

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Le bras télescopique qui permit de sortir de la soute des morceaux de la station spatial international par exemple.

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Le réservoir et les fusées.

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Plaque pour les personnes mortes durant des essais ou en vol.

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Vous comprenez donc que nous soyons restés une nuit de plus. A la suite de cette visite, je suis allé récupéré le vélo pendant qu’Alix faisait des courses pour le repas français du soir : crêpes.

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Réparation terminée, le frein fonctionne enfin et on a gagné 2 tee-shirts ( chers payés ! )

Vendredi 20 mars

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Juste avant de partir.

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Difficile de rendre quelque chose de si beau. Imaginez le soleil en rouge et non jaune que le rend l’appareil !

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avec Tom.

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Nous voilà donc partis, le long de l’Indian River : 

Aujourd’hui nous faisons plusieurs fois des pauses pour passer des coups de téléphone à un employeur, mais pour ce poste, cela sera choux blanc.

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N’est-il pas beau mon rider de mari ?! ( légende ajouté au cours de la relecture !)

Puis notre route finissant sur une grosse deux fois deux voies, nous décidons de prendre un chemin parallèle. Nous voici donc embarqué pour une dizaine de kilomètres sur une route de sable : épuisant et compliqué. Mais plus silencieux et tranquilles que l’US 1.

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Epuisés, nous nous arrêtons à Oak Hill, une toute petite ville, sans centre en fait. Les gens habitent très éloignés les uns des autres. Nous demandons l’hospitalité à une dame. Elle hésite, nous répond-elle, « à cause de ces enfants. » Seule avec son maris, cela n’aurait fait aucun soucis mais elle a peur de faire dormir des étrangers sous le même toit que ces enfants. Elle nous propose de camper dans son jardin. Mais nous n’avons pas de tente. Alix lui demande s’ils en ont une. Oui !

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Nous dormirons cette nuit là sous la tente, à l’abri sous le haut vent allumé au fond.

Nous voici donc à monter la tente d’Eric et Sabrina dans leur jardin. Très amusant. Puis, ils  nous offrent généreusement à dîner et ensuite « comme c’est le weekend, ils font un feu dans le jardin et avec des amis discutent autour d’une bière. »

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Nous échangeons donc sur nos pays et nos modes de vie différents.

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à gauche, Eric et Sabrina et leurs 2 garçons, nos hôtes. à gauche, leurs amis Mike et Amanda.

Samedi 21 mars.

Il nous faut avancer un petit peu si nous voulons être lundi midi à Saint Augustine afin de visiter cette ville que tous nous conseillent. Nous décidons de partir pas trop tard mais encore une fois après un bon petit déj, une discussion et l’essai du vélo il est déjà 10h30 quand nous quittons nos charmants hôtes.

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Puis à midi, il nous faudra environ 20 minutes pour remplir notre gourde d’essence. Lorsque j’y suis allé personne n’a voulu m’en donner. J’ai eu beau attendre, demander à diverses personnes en expliquant que cela nous servait pour notre réchaud. Rien n’y fit. Alix mit quelques trois minutes pour rapporter la gourde pleine, et bien évidemment sans que le monsieur ne la fasse payer.

Nous retrouvons la A1A sur les îles et pour changer un peu nous prenons la plage.

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Cela fut de courte durée, le sable c’est épuisant. La leçon de la veille n’avait pas suffit.

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Nous arrivons à une église catholique à la fin de la messe du samedi soir. Nous apprenons qu’une nouvelle fois le prêtre n’est pas de la paroisse. Une vieille dame commence à demander si les gens habitent proche de l’église, comprenant bien que nous sommes fatigués. Mais personne ne vit ici. Un monsieur s’approche, nous dit d’attendre. Il va demander à sa femme. Nous aurons un toit pour les deux prochaines nuits. Comme c’est un peu loin, nous mettons le vélo à l’abris dans le magasin de l’église et nos affaires dans le coffre de nos hôtes direction un restaurant italien.

Nous avons passé là un superbe weekend mais cela sera pour la suite, avec notamment un récit émouvant de conversion.

18 jours trop rapides. Part 1 !

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Miami

Mardi 10 mars

Nous avons donc quitté Miami le 10 mars, après avoir récupéré notre vélo avec du mieux : dorénavant nous avons un frein sur deux qui fonctionne. Nous avons mis environ une journée pour passer du sud au nord afin de rejoindre la A1A, route qui longe toute la côté est des US ; route très agréable.

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Comme vous pouvez le constater, il fait beau ici.

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Etonnante végétation pour nous.

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Le choeur de l’église.

Le premier soir nous voilà arrivé au nord de Miami devant une église pour essayer de participer à la messe. Echec, elle vient de finir. Là, j’entends une dame qui parle français. Joie. J’en profite donc pour lui demander l’hospitalité. Nous voilà embarqué dans une répétition de chants de Taizé pour la prière de la fin de semaine. Nous avons finalement eu la messe mais en espagnol, et pour finir nous irons loger chez une tierce personne, Grâce.

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Juste après la répétition de chant. Grâce, à droite d’Alix nous a gentillement reçu chez elle. A ma gauche, la dame qui nous a introduits et qui est française.

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Vue depuis notre chambre.

Soirée très sympathique mais surtout petit déjeuner de roi. Nous sommes un peu comme chez notre grand-mère, un peu de chaleur fait du bien. Nous qui sortions du riz à tout prix, du porridge de riz et du thé au beurre pour le petit déj nous voilà gâtés. CAFE, Céréales, myrtiles, fraises, toasts, jus d’orange. Incroyable.

Revigorés, nous prenons la route vers le Nord.

Mercredi 11 mars

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Ils offraient le café dans le centre commercial. Nous n’avons pas su refuser. Petites joies du quotidien !

La route que nous suivons est très agréable. Nous retrouvons notre rythme, avec notre pause déjeuner-jeu de cartes à midi. Notre seul soucis c’est que nous sommes sur un endroit très touristique.

Le soir vient. Nous nous arrêtons dans une église faire oraison. Coup de chance, c’est pile l’heure de la messe ! Après la messe le prêtre nous explique qu’il n’est pas d’ici, qu’il vient juste remplacer un confrère pendant que celui-ci fait sa retraite annuelle. Les paroissiens nous envoient 5 kilomètres plus loin dans une autre église, fermée elle aussi.

Puis vient à passer une dame qui s’intéresse au vélo. Elle parle français parce qu’elle vient du Nouveau Quebec. Elle ne peut pas nous recevoir ayant déjà des amis mais elle nous donne 100 dollars (c’est ce que nous pensions) pour dîner et aller dans un motel. Mais ici les motels sont très chers et nous ne trouvons rien qui nous permette de dîner et dormir pour ce budget. Le moins cher est complet. Là, nous discutons avec une gentille dame qui arrosait ses fleurs. Elle finit par nous trouver un lieu pour dormir :

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N’est-ce pas mignon ?!

Super, nous dormirons à la belle mais ici pas de problème. La dame nous propose la douche, nous donne de quoi dîner. En fait, la nuit fut un peu difficile parce que nous sommes le long de la route et que le passage des Harley Davinson nous réveille régulièrement.

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Petite photo avec notre hôte après une super petit déj le lendemain.

Jeudi 12 mars.

Drôle de journée. Comme il nous reste des dollars brunéiens nous essayons de les changer. Les banques nous envoie chez UPS, pourquoi pas ? Là, je tiens la porte à une vieille dame qui porte un colis. Elle me demande de l’aide pour tenir la porte une 2ème fois. Je prends les choses en main, je vais prendre le 2ème colis dans le coffre pour le porter à l’intérieur, jusque là, tout est normal. UPS ne peut pas changer notre argent, nous filons faire les courses à côté dans un supermarché.

Ici, nous prenons 7 dollars par jour. Les calculs de virgule changeant tous les jours et étant donné le prix de la vie, nous modifions de quelques centimes notre budget prévisionnel. Mais avec 7 dollars vous n’avez pas grand chose. Or en sortant du magasin, la vieille dame me croise, me tend de l’argent, m’ordonne de les prendre et de les dépenser pour nous faire plaisir. Connait-elle notre système ? Nous qui bavions devant les glaces et les bières fraîche de tous les bars le long de la mer ; voilà de quoi se permettre des petites folies ! ( La folie sera par exemple le lendemain, 2 bons steaks hachés !!!)

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Nous arrivons ce soir à Palm Beach. Cela vous dit-il quelque chose ? Ici les maisons sont des domaines, les bicoques des palaces. Bref, nous mettons du temps à ne rien trouver. Nous cherchons de 16h30 à 19h30. Nous finissons de l’autre côté de la rivière, à West Palm Beach, à la paroisse ; et là non plus on ne peut nous recevoir ; histoire d’assurance, de sécurité. Là, nous sortons notre billet de 100 dollars pour aller dans un motel après encore une heure de tentative infructueuse. En fait il y avait 200 dollars ce qui nous permet de dormir et dîner, un bon steak. Bénis soit le Seigneur. Là encore nous admirons la finesse de la Providence : nous avions fait des tas de plans avec ces dollars, comme aller à l’hôtel le jour de la saint Joseph ! Mais finalement, ils étaient pour ce soir là précisément, seul soir de notre voyage où personne ne nous accueilli. Et, vous le verrez plus tard, saint Joseph fut bien fêté !

Vendredi 13 mars.

Il y a des jours démoralisants, celui-ci en est un. Nous quittons le motel vers le nord à la recherche d’un petit déjeuner avec le reste de l’argent que nous avons. Nous trouvons une chaîne américaine où nous mangeons un bon petit déj. D’ailleurs c’est amusant, vous prenez un café et durant tout votre petit déj, les serveurs viennent vous resservir. La première fois vous vous demandez combien de litres il vont vous faire payer, mais après vous vous habituez et trouvez cela fort sympathique. Il font la même chose avec le coca ou autres sodas dans certains resto.

Bref, durant le petit déjeuner nous regardons la carte et l’analysons. Nous décidons de redescendre vers le sud, en ville, pour prendre le train pour sauter quelques kilomètres afin de rejoindre Saint Augustine, qui est une très jolie ville, il paraît. L’intérêt de cela est de pouvoir remonter un peu plus la côte est et de ne pas simplement voyager en Floride. Donc nous allons à la gare (12 km vers le sud). Là, nous apprenons que le train s’arrête à Saint Augustine mais que nous ne pouvons pas descendre avec le vélo. ( si vous ne connaissez pas, c’est pareil que ce sketch de Devos : https://www.youtube.com/watch?v=nX7IeYrYdtk )

Pour prendre le train, ou le bus, il faut mettre le vélo dans un boite et vous n’avez pas le droit de descendre ou de monter le vélo dans la boite vous-même, il faut que ce soit un employé qui s’en occupe. Et il n’y a pas d’employé à Saint Augustine. Bref, le train ce n’est pas possible.

Donc nous repartons, dépités vers le nord. A 12h, nous aurons fait plus de 20 km mais n’aurons pas avancé d’un pouce sur la carte 😦

Vers la fin de l’après midi nous stoppons dans une église pour prier. Puis ce fut un chemin de croix avec les paroissiens. A la fin nous demandons l’hospitalité.

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L’intérêt que suscite le vélo ne fait pas forcément franchir le pas de l’hospitalité à tout le monde. Mais il suffit d’une personne. Nous sommes reçus par un monsieur charmant qui nous s’amuse en se demandant la tête que sa femme fera quand elle nous verra. Ils nous logent au dernier étage de leur immeuble, là où viennent leurs enfants pour les vacances. Le soir, resto de poissons, vendredi oblige.

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Nous sommes… au 9è étage, soit tout en haut d’un de ces buildings que nous longeons depuis quelques jours sur la côte.

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Check et Patricia

Samedi 14 mars

Levés pour la messe de 7h30, Check vient nous chercher à 7h15 et nous y emmène avec sa femme. Au retour, il nous montre un endroit où nous pourront prendre un petit-déjeuner et… nous donne des sous pour. Que de générosité !

Cela nous donne du courage pour la route. Nous faisons 42 km ce matin-là. Pas mal ! Et aujourd’hui, ce sera… baignade-déj-jeux de cartes ! Première baignade depuis notre arrivée en Floride. L’après-midi se voulait donc plus tranquille et nous ne souhaitions pas pédaler trop longtemps. DSCN8993Mais, étant sur la lande de terre espacée de la côte par l’Indian River, nous découvrons que le prochain pont pour regagner la côte est dans minimum 40 km. Ce sera donc une journée à 80 km. Nous dénichons enfin, à Fort Pierce, une église catholique. car il faut savoir qu’ici, vous trouvez bien plus d’églises protestantes que catho et la confusion est facile car de loin, le clocher est pareil ! Nous découvrons ainsi l’église Notre-Dame. Nous nous étonnons car le nom est écrit en français. Il s’avère en fait qu’une grande communauté haïtienne est attachée à cette paroisse. A la fin de la messe, nous rencontrons le père Yves, haïtiens et qui parle français. Nous apprenons par la même occasion qu’Haïti est une ancienne colonie française. Le père nous invite à loger chez lui pour les 2 prochaines nuits. Nice !

Dimanche 15 mars

Nous décidons de nous rendre à la messe en créole. Le père nous a dit que 75 % des mots venaient du français. Alors nous verrons ce que nous comprenons. Et puis, cela change de l’anglais ! Et en plus, la messe est plus tard dans la matinée… avantage non négligeable pour les dormeurs que nous sommes ! La messe commence avec 1/2 h de retard. Nous apprenons par le père qu’une des différences majeures entre la communauté américaine et la communauté haïtienne est la ponctualité. Il nous faut bien l’avouer, nous ne comprenons pas grand chose de ce qui est raconté…

Après la messe, nous rentrons chez le père, pour ressortir 3/4 d’heures plus tard car nous sommes invités par une famille haïtiennes pour le déj.

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Le père Yves et les paroissiens qui nous ont invités pour le déjeuner.

Nous en profitons pour discuter de… la paternité. Vous le verrez, cela sonne davantage comme une piqûre de rappel de beaucoup de réflexions déjà recueillies :

  • Le père est le chef de la famille.
  • Il doit d’abord aimer sa femme et ses enfants.
  • C’est lui qui donne sa place à chacun.
  • Le couple doit prier ensemble.
  • Chez eux, c’est plutôt la femme qui prend les décisions, mais TOUJOURS en accord avec son mari !
  • Pour madame, les femmes sont plus économes que leur mari !

Enfin, l’après-midi est quasiment finie lorsque nous rentrons chez le père. Quelques mails, skype et il est l’heure de dîner !