Petits points…

I / Que mange-t-on avec 6 € ???!

Certains se demandent peut-être si nous respectons toujours nos 6 € par jour… la réponse est oui, sauf dans les aéroports où les prix sont beaucoup plus élevés et le choix moins grands pour obtenir un repas à 6 €. Voici donc un petit aperçu rapide de ce que nous obtenons…
Avec 6€n.b: pour la France et l’Italie, avec les pâtes s’ajoutent 2 tranches de jambon. A noter que pour les petites quantités, le demander à la coupe est souvent moins cher et meilleur !!!

II/ Un point sur notre itinéraire… quelques modif’

Cliquez pour voir l’itinéraire

Réflexion sur le père dans la foi et le père de famille

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Le père Matthieu Bobin, avec l’église Ste Agnès en arrière plan.

Quelques petites réflexions, offertes par le père Matthieu Bobin, prêtre du diocèse de Cambrai.

Nous l’avons rencontré à Rome et il nous a permis de vous faire partager ces propos, en voici des extraits.

Vous pourrez voir tout au long de ces petits passages audio le lien entre le père dans la foi et le père de famille.

  • Le père donne la vie

 

  • Le père donne la direction

 

  • Image sur le baptême. Nous sommes heureux de vous faire partager cette superbe image sur ce qu’est le baptême.

 

  • Le père dit la Vérité.

Des jours pluvieux mais heureux

Cela fait un peu longtemps que nous n’avons pas eu accès à internet, alors voici quelques nouvelles des deux dernières semaines.

Mercredi 1 octobre, départ de Rome.

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à la gare de Rome Tiburtina

Imaginez l’attraction dans la gare. Un engin de 3,20 m descend trois escalators, monte plusieurs escaliers…

Heureusement nous rencontrons des gens généreux qui nous aident dans nos manoeuvres.

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dans le train vers Pescara

 

 

 

 

 

 

 

Arrivés sur le quai, les controleurs se demandent comment nous allons monter avec le vélo. Vous auriez vu leur tête quand on a plié le vélo… Ils n’en revenaient pas.

Jeudi 2 octobre, de Pescara à Vasto

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aujourd’hui est un jour de pluie

 

 

 

 

Notre équipement est excellent : pantalon et guêtre pour rester au sec, même dans les chaussures. Merci à M. Allègre (Go Sport Arras) d’y avoir pensé.

Super, oui. Sauf le manteau. En quelques minutes sous la pluie nous sommes trempés jusqu’aux os. Incroyable.

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quel look après s’être changé

sous les arcades d'un centre commercial

sous les arcades d’un centre commercial

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Jusque là, aucun soucis. Nous sortons notre réchaud pour faire cuire les steaks et fondre le fromage. Mais problème, la pompe ne fonctionne plus, nous ne pouvons plus présuriser la bouteille d’essence, par conséquent, nous ne pouvons pas faire cuire notre nourriture.

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La cuisinière de retour du centre commercial

 

 

Alors Alix est allée demander à un restaurant pour faire cuire notre repas.

Finalement le tout sera cuit au micro-onde. A vrai dire, c’était pas mal.

Le soir nous sommes reçus par un couple italien à la retraite, vivant en Allemagne. Cela fait du bien de pouvoir prendre un douche chaude, une bonne pasta  ainsi qu’une bonne grappa pour se réchauffer après cette journée de pluie incessante.

Vendredi 3, de Vasto à Lesina.

Aujourd’hui, il fait beau. Le temps est clément, le matin du moins.DSCN2836 - Version 2

A midi, nous sonnons pour faire cuire nos raviolis (le réchaud est toujours kaput à l’heure où j’écris)

Quelle surprise !  Nous sommes reçus par une famille qui a vécu une vingtaine d’année en France. Quelle joie de passer un moment avec eux et de discuter de la France. L’après-midi, il pleut. Le soir nous arrivons à Lésina, « la cité de la mozzarella di buffala et de la bonne cuisine ».

Samedi 4, Lesina à San Giovanni Rotondo

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Qu’allons nous trouver sur notre route ? de la pluie ? OUI. Des montagnes ? AUSSI !

Puis le lendemain, nous reprenons notre route vers San Giovanni Rotondo

14 km de montée vers San Giovanni. Et un peu de pluie.

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regardez bien ce qui est écrit au dessus, en jaune

 

 

 

 

Arrivés sur place, nous nous dirigeons vers le centre spirituel San  Padre Pio, centre vers lequel un prêtre de la curie nous avait orienté. Quelle surprise pour nous. La chambre est à 100 euros… Nous rions avec les dames (ou soeurs ) de la réception devant l’ironie de la situation !

Mais elles sont très gentilles. « Allez à la messe puis revenez, nous aurons trouvé quelque chose » nous proposent-elles.

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Sans en être certain, nous pensons que les guirlandes ont été mises pour la St François.

 

Nous nous exécutons. Aujourd’hui c’est la fête en Italie, nous fêtons St François d’Assise. Après la messe, procession dans la nuit en disant le chapelet. Entre chaque dizaine, la fanfare joue.

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La foi est primordiale dans cette famille

 

 

 

 

 

 

 

En fait, nous passerons notre weekend dans la famille de Veillia et Gaetano et de leurs deux enfants : Francesco et Chiara. Ici, nous apprenons beaucoup de choses, dont des recettes de cuisine. Voilà comment on dîne en Italie :

Quatre semaines auprès de familles italiennes.

L’Italie, pays si proche de la France et pourtant si différent. Délice des touristes qui parcourent la côte, joie des amateurs de l’Antiquité qui viennent contempler les nombreux vestiges de cette période du port d’Ostie aux galeries souterraines de Naples, passion des artistes qui, de Florence à la Ville Eternelle contemplent Michel-Ange, Raphaël et tant d’autres. Mais, l’Italie c’est aussi une situation économique très difficile, avec des taxes s’élevant à 50 % du salaire des travailleurs, sans compter le coût de l’électricité, des ordures ménagères, de l’eau ; et un taux de chomage très élevé. Cependant, tout ceci ne saurait nous faire connaître ce beau pays. Non, pour le découvrir, il faut plonger au coeur de la famille italienne. Ainsi, après avoir chaussé la botte pendant quatre semaines, nous pouvons tirer à gros traits son portrait.

La famille traditionnelle italienne ne s’articule pas comme l’image française laisse à le penser trop souvent, autour de la mamma. Notre image d’Epinal d’une vieille femme vêtue de noir, oppressante car omniprésente et sévère mérite d’être quelque peu dépoussiérée. En effet le centre de la famille italienne n’est pas la mère de famille mais le couple. Le père, le Capo famiglia (traduisons chef de famille) à tout autant sa place que son épouse.

Entrons dans une ville du Sud de l’Italie, puisque c’est là que vous pourrez encore voir cette famille. Il est 18h30, 19h, le jour baisse et dans les rues vous rencontrez beaucoup de monde ; des enfants qui jouent, des jeunes qui discutent, des hommes qui se baladent et échangent. Mais en fait vous ne verrez que peu de femmes, voir aucune.

Oui, madame est à la cuisine et prépare le dîner. Là, où beaucoup d’entre nous voit une marque de machisme, l’italien voit une reconnaissance. Est-ce simplement par culture, par tradition ? Non. Pour la majorité des femmes que nous avons rencontré, c’est avant tout un choix et un choix réfléchi. Travailler à la maison n’est aucunement une offense pour elle. Travailler, le mot est bien celui-là. Ici la femme n’est pas « au foyer » ou au « chômage », mais elle est considérée et par conséquent remerciée pour son ouvrage quotidien. Mais ne vous-y trompez pas, lorsque demain vous prendrez la route, vous ne verrez plus d’hommes dans la rue, puisque ceux-ci sont au travail, mais des femmes qui prennent le temps pour leur balade amicale. Amitié, convivialité, ce sont ici des constantes. Dans un même village on se connaît, on prend le temps de discuter, de faire un bout de chemin ensemble pour discuter politique ou résultat de match de foot.

Mais avançons nous encore un peu vers la porte d’une casa. Sur la porte vous verrez écrit le nom de l’homme seulement. L’extérieur de la vie de la maison incombe au mari, au père. C’est lui qui va à la poste, à la banque, qui conduit ses enfants à l’université, qui les aide à s’orienter dans le monde. Le mari, le père, est le gardien de la maison, il veille sur les alentours, il apporte sécurité et confiance aux membres de la famille. Mais passée la porte, vous entrez dans le domaine de la femme et mère de ses enfants. Vous entrez dans son monde. Peut-être devrait-il y avoir une autre plaque à l’intérieur avec le nom de la femme, nom qu’elle garde malgré son mariage. Ici tout lui appartient. De fait, pour être invité dans une famille italienne, nous avons constaté que le mari allait toujours demander la permission à sa femme. C’est chez elle et cela se voit par la décoration, la tenue de la maison. Néanmoins n’y voyait pas un rapport de force extérieur/intérieur. La femme et l’homme s’aident et se respectent mutuellement, selon leur caractère et leurs désirs. Ils ont tout deux conscience d’avoir besoin l’un de l’autre.

Ainsi une mère nous expliquait qu’au quotidien c’est elle qui incarne l’autorité. Comme souvent chez nous en France, la femme étant plus présente auprès des enfants, elle est donc leur première éducatrice. Cependant le père est loin d’être ici considérè comme un simple moyen de rappeler à l’ordre ses enfants, comme lorsque la photo du père absent trône sur la cheminée et que fuse la célèbre ritournelle : « tu sais ce que dirais ton père s’il était là ». La présence du père est vue comme nécessaire puisqu’elle permet que les angles soient arrondis et que l’autorité soit incarnée.

Quel beau paradoxe que celui-ci. A la fois le père est vu comme le fondement de l’autorité familiale, et cela passe d’abord par l’exemple, mais aussi comme celui qui permet d’adoucir la rigueur de la mère envers ses enfants. Ainsi c’est à la fois le père qui saura, par une parole ferme et intelligible, faire cesser les caprices de l’enfant, et à la fois il jouera le conciliateur en lâchant du leste comparativement à la rigueur maternelle. Rôle intéressant et peut-être en apparence très gratifiant que celui du père dans le mesure où il est vu par l’enfant comme le bienfaiteur. Néanmoins, cette image doit être contrebalancée par le fait qu’il doit tenir cette place de modèle d’autorité. L’autorité, au sens de celui qui écoute, est ici comprise avec deux facettes. En effet le père est d’abord vu comme celui qui prend le temps d’écouter. Ensuite viendra sa parole. Face aux conflits souvent stériles et épuisants qui confrontent mère et enfants, le père permet, par son écoute et parfois par son apparent lâcher prise, de désamorcer la situation. Mais pour cela, il faut que sa parole se fonde sur deux choses, l’exemple et le temps. L’enfant doit apprendre dans le temps que la parole de son père est en vue de son bien, malgré des apparences parfois trompeuses.

Revenons à notre famille italienne. La primauté que les italiens accordent à l’unité du couple en vue de l’éducation des enfants est une chose à remarquer, tellement cela ne nous est plus naturelle. Bien plus, il est une chose que nous avons oublié et qui mérite notre attention, c’est la solidarité entre les générations.

Ne venez pas proposer vos service comme nourrice, ils n’en ont pas besoin. Les grands-parents s’occupent des petits-enfants lorsque les parents sont au travail ; et les enfants s’occupent de leur parents durant leur vieillesse. Il est inconcevable pour un italien de laisser seul son père ou sa mère. Ils vivent dans la même ville, parfois la maison d’à côté. Nous avons ainsi rencontré une famille qui est partie de Naples vers Rome. Les filles ayant trouvé du travail à Rome, toute la famille a déménagée. Leur mari et leurs enfants respectifs bien sûr mais aussi les grands-parents.

La famille décrite ici est-elle bien réelle ? Oui, nous en avons rencontrées plusieurs dans le sud de l’Italie. Certes, les italiens du nord considèrent leur compatriotes habitants en dessous de Rome comme des arriérés du fait que beaucoup de femmes ne travaillent pas ou qu’elles s’occupent de la maison. Mais ils ont en fait beaucoup de points communs avec ces derniers. La différence réside dans leur proximité avec leurs voisins européens qui leur a inculquée des valeurs mortifères pour eux. En effet, l’individualisme fait des ravages. Les préoccupations diffèrent. Au nord, il faut être jeune, beau et avoir de la classe. C’est avant tout pour cela que nombre de femmes travaillent. Là, où dans le sud prime la famille, ici prime l’individu et son apparence, et par conséquent, l’économie. S’en suivent des conséquences diverses. Dans le nord on enfante moins, voir pas – 1 enfant, surtout pas plus -, on ne travaille plus, on se connaît moins. Mais la conséquence la plus dramatique est que du fait de cette situation des cultures entières vont disparaître inexorablement dans les années à venir. Dans quelques années, les régions de Venise, Padoue, Gênes ne seront plus peuplées que par des étrangers, qu’ils soient italiens ou émigrés. C’est avec eux, des traditions, des dialectes qui vont se perdre. Ainsi lorsque vous irez acheter un sandwich à Gênes, profitez aujourd’hui d’être compris par quelque personnes lorsque vous demanderez du jambon, car ce mot appartient à leur dialect et est voué à disparaître.

Nous quittons Rome

Lundi 29 septembre

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Le père Thierry Blot, travaille au dicastère pour la liturgie et le culte divin. C’est grâce à lui que nous avons été accueilli par un des amis rogationnistes.

L’heure du départ de Rome se précise. Nous partirons mercredi 1 octobre à midi. Pourquoi à midi ? Simplement parce que nous allons prendre un peu le train. Nous traversons l’Italie d’ouest en est, de Rome à Pescara.

L’idée est simple : à notre arrivée ici nous rencontrons un évêque albanais, membre de la communauté des Pères Rogationnistes -la communauté qui nous a reçu pendant une semaine-. Ce dernier nous a invité à venir rencontrer les gens de son diocèse. Du coup, notre programme va changer quelque peu. Nous ne descendrons pas jusqu’à Brindisi pour traverser l’Adriatique vers Igoumenista (en Grèce) mais nous nous arrêtons à Bari pour prendre le bateau mardi 8 octobre direction Dures en Albanie.

Mais avant petite pause à San Giovanni Rotondo le weekend qui vient. Vous ne connaissez pas ? C’est là où a vécu Saint Padre Pio. Plus d’info dans quelques jours.

Mais quel intérêt a t-on à aller en Albanie ?

c’est tout simple. Là-bas, les familles vivent tiraillées entre l’occident et l’orient, entre l’Europe et des lois datant du XVème qui permettent de frapper sa femme et ses enfants. Là-bas, il semblerait que de nombreux pères ne travaillent pas, que les femmes fassent tout. Vous comprenez maintenant l’intérêt pour nous ?!

Nous partons donc mardi soir prochain, pour une arrivée mercredi 9 au matin. Là, un prêtre nous vient nous chercher, nous emmène dans le Nord et nous allons même aller au Monténegro. à suivre . . .

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à droite sur la photo, le père Francesco, rogationniste, et sa famille dimanche dernier.

Le mecanico et les gardes suisses

Pendant notre semaine à Rome, nous avons eu la chance de rencontrer des prêtres et des familles en quantité ; voilà pourquoi nous avons donné peu de nouvelles.

Mais voici quelques pépites de notre semaine.

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L’uniforme de la garde suisse

Nous sommes allés visités la garde suisse (voir les autres photos dans la galerie).

Deux points nous ont marqué. Le premier point est en fait un détail. Ci-dessous les cuirasses de l’uniforme pour les jours de fête.

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La cuirasse des grands jours

St Joseph, un "détail" de la cuirasse précédente

St Joseph, un « détail » de la cuirasse précédente

 

Voici le détail en question.

Saint Joseph gravé sur la cuirasse.

 

 

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fusil allemand de la seconde guerre

 

Le deuxième point est une petite histoire ; durant la seconde guerre mondiale, lorsque les allemands sont arrivés au Vatican, l’un d’entre eux a refusé d’avancer en disant : « je suis catholique, je ne peux faire cela. » Il a donc enlever son casque et déposer son fusil. Voilà pourquoi, si vous visitez la garde suisse pontificale un jour, vous verrez ces deux détails qui dénotent dans le paysage.DSCN2764

 

Dans le titre j’annonce un mecanico, Franco de son prénom. Franco vit près de la où nous  dormions. Il tient un magasin de réparation de « bicycletta » comme l’on dit aussi. Nous sommes allés voir pour vérifier notre vélo. Nous étions un peu inquiets, nous pensions que la roue était voilée. En fait, il n’en est rien.

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Franco, le mecanico. Il est aussi cycliste amateur.

 

Simplement l’un des rayons que nous avons fait changé était trop long. Ce qui veut dire que c’est peut être lui la cause de la crevaison (cf dernier post)

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Il faut vérifier souvent la tension des rayons à cause du poids que nous imposons au vélo. Maintenant nous avons une clef pour les resserrer si besoin. Cela évitera la casse.

 

 

 

 

 

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Ici le Père Matthéo (rogationniste). C’est lui qui nous a conduit chez Franco, tout en faisant aller sa sonnette devant nous pour nous ouvrir le passage et ne pas passer inaperçu.

 

 

 

 

 

Du coup, Franco a changé ce rayon là, nous en  a donné deux à la bonne taille et à vérifier la roue. Maintenant le vélo étant vérifié, nous pouvons partir l’esprit tranquille.

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Super système pour vérifier si la roue est voilée et rétablir la rectitude. Merci Franco.

De tout mal Dieu peut faire sortir un bien.

Quel drôle de titre ! Que nous est-il arrivé ?

Mardi 16, nous quittons Chiavari vers 8h, en direction de La Spezia. Nous le savons, ce sera un journée difficile. DSCN2447En effet il faut passer la fin des Alpes Maritimes.

Cela signifie monter, beaucoup et longtemps. Du coup, nous sommes à midi dans un lieu complètement désert, donc nous n’avons pas d’endroit pour acheter notre nourriture.

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Heureusement qu’il n’y avait aucun magasin.

Nous avons faim et nous sommes fatigués. Nous nous arrêtons à côté de la 1ère maison que nous voyons pour demander à manger.

Au début, nous mangeons sur la terrasse, une superbe pasta au pesto frais, avec des olives du jardin. Un délice. Pendant ce temps, eux déjeunent à l’intérieur. Ce qui fut touchant, c’est qu’après quelques explications, ils nous ont fait entrer pour le café, nous ont montré des photos de leur petite fille et pour finir nous ont offert un limoncello maison. Pas trop quand même parce qu’il nous reste encore 3 km de montée et 55 km jusqu’au soir.

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« Nous ne voulons pas accepter d’argent, nous sommes heureux de vous recevoir »

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Le dos de Benoît, la preuve de l’effort. Juste avant l’orage.

Après la montée, il faut sortir les K-way. Et c’est parti pour un bel orage. Par moment, le ciel gronde, et en continu, la pluie tombe. Quasiment une heure de pluie. Nous sommes trempés jusqu’aux os, malgré nos imper. Mais nous ne pouvons pas nous arrêter, il nous faut arriver à La Spezia.

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Le Père Fabrizio, salésien et nous devant Don Bosco.

A La Spezia, nous sommes reçus par des salésiens. L’accueil du Père est chaleureux, cela nous réconforte. Bien plus, le Seigneur continue de nous surprendre.

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Manarola de nuit. Allez voir des photos de jour sur google…

 Après une réunion, le soir le père nous rejoint et nous propose une surprise : nous rendre au Cinque Terre. C’est le lieu le plus visité d’Italie selon les gens d’ici. Mais c’est d’abord le lieu le plus beau d’Italie. 5 villes, ou villages, coincés entre mer et montagne. Entre chaque, la montagne.

Nous rentrons tard, épuisés, mais heureux des merveilles de la journée.

Lundi 22 septembre, San Marinella.

Nous sommes sur la côte, précisément à 58 km de Rome sur la Via Aurelia, une route de Rome à Nimes qui longe la côte, construite par les romains.

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Arrêt le long de la Via Aurélia, numéro SS1, 1ère route d’Italie.

Là, le pneu crève. Nous nous mettons sur le bas côté, le long d’une grille de maison.

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Alix s’occupe de réparer le trou

Se mettent à  aboyer, Charlie et Charlotta les deux chiens d’Enrico. Il vient voir, nous apporte de l’eau pour trouver le trou sur la chambre à air, ainsi que de l’eau fraîche pour nous.

La conversation s’engage sur notre voyage. Il comprend un peu le français. Il a beaucoup voyagé, plus de 130 pays visités.

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Les têtes de rayons. Pour information : nous avions cassé un rayon vers les 600km et un autre samedi 20. Ce que nous avons compris après, c’est que les têtes des rayons cassés, étaient restées dans la roue.Ce sont elles qui ont causé la crevaison, par l’intérieur.

 

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La terrasse, au niveau de la route.

 

Bref, à la fin de la réparation, Enrico nous propose de dormir chez lui cette nuit. Cet ancien architecte romain, vit au bord de l’eau, voir les pieds dans l’eau.

 

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La terrasse au niveau de la mer

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Vue de la maison où nous dormons

Nous sommes donc reçu comme des voyageurs par cet homme charmant, qui en fait, parle bien le français, et le comprend parfaitement.

Nous logeons dans la maison de son frère, juste à côté de chez lui. Nous y sommes seuls.

Le soir, Enrico nous emmène même au restaurant.

Comme quoi, de tout mal (qu’il soit naturel (les côtes) ou artificielle (la crevaison)) peut sortir un bien, de TRES GRAND BIENS

1000 kilomètres

Un rapide article pour vous dire que nous sommes toujours en vie !!!

Nous avons passé les 1000 km jeudi dernier et continuons notre route avec un bon rythme (95 km hier ) pour arriver à Rome mardi soir prochain.

Comme nous y resterons plusieurs jours, nous aurons alors le temps d’écrire davantage !

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La pizza des 1000 km !

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Le père Fabriccio, salésien, nous accueille au patronage de la Spezia.

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Où est-ce??