Petits points…

I / Que mange-t-on avec 6 € ???!

Certains se demandent peut-être si nous respectons toujours nos 6 € par jour… la réponse est oui, sauf dans les aéroports où les prix sont beaucoup plus élevés et le choix moins grands pour obtenir un repas à 6 €. Voici donc un petit aperçu rapide de ce que nous obtenons…
Avec 6€n.b: pour la France et l’Italie, avec les pâtes s’ajoutent 2 tranches de jambon. A noter que pour les petites quantités, le demander à la coupe est souvent moins cher et meilleur !!!

II/ Un point sur notre itinéraire… quelques modif’

Cliquez pour voir l’itinéraire

Vers Constantinople

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La chapelle catholique à Kavala.

 

Lundi 10 novembre.

Nous quittons Kavala après avoir dormis deux nuits dans la maison des pères lazaristes.

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Sous l’aqueduc de Kavala

 

Notre direction : Constantinople. Surtout ne pas dire Istanbul à un Grec, ou alors vous êtes grillé pour la suite de la conversation !

Dites que vous allez à Constantinople et vous allez voir le visage de votre interlocuteur s’éclairer. Il faut savoir parler au coeur !

 

Bref, nous partons après une bonne nuit de sommeil.

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A peine 5km depuis notre départ

 

A peine 5 km plus loin nous crevons.

L’agacement se fait sentir : crever, encore ! Le frein à disque avait enfin arrêté de faire du bruit… Entre les rayons, le frein à disque et les trous, la mécanique ne nous laisse aucun répit.

Mais de tout mal peut sortir un bien :  une famille française sort de la station service où nous étions en train de réparer. Ema, Réné et leurs deux enfants Marie et Eliot. Après une longue conversation, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble puisque notre direction est la même ; eux pour prendre l’avion direction Bangkok.

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Le Pino que conduit Ema. Devant, l’un des enfants.

 

 

Ce soir, nous n’allons pas toquer à une porte, nous dormons sous tente, dans l’abside.

Petite nuit entre les oliviers, feu de bois…. Souvenir de camp pour Alix !

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Derrière le vélo de René, la carriole. Au total, plus d’une centaine de kilo.

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 11 novembre.

Petite pensée pour la France, pour nos monuments où trop peu de monde se rendra honorer la mémoire de nos aïeux morts pour nous.

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Octopus ou en poulpe en français.

 

A midi, nous laissons notre petite famille d’amis.

Le soir nous arrivons dans une petite ville entre la mer et un lac : Porto Lago. Nous demandons en anglais à une dame si nous pouvons loger chez eux.

 » – Vous voulez dormir chez moi ? »

– » Oui, si vous pouvez »

–  » Of course, come on !  » Nous n’avons même pas eu le temps d’expliquer pourquoi nous étions là, ce que nous faisions… Nous sommes reçus par un couple grec, 2ème génération d’une famille qui va travailler en Allemagne.

Le soir nous dînons grec : Ouzo (pastis grec), poulpe, feta, salade grecque …

Nos hôtes.

Nos hôtes

 

Monsieur rentrait à peine de finir de restaurer un bateau afin de pouvoir aller à la pèche. Et nous avons eu le droit à un cours sur la manière dont il faut s’y prendre pour prendre des poulpes.

 

 

Mercredi 12 novembre.

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Le monastère est composé de deux îles reliées par une passerelle en bois.

Nous quittons nos hôtes et passons près d’une île ; dépendance du monastère de Vatopedi sur le mont Athos. Nous sommes donc entrés, avec Alix ! ! ! , au mont Athos !

L’île de gauche a été bâtie par un ancien musulman converti à l’orthodoxie. En discutant avec le moine, celui-ci nous donne une adresse pour dormir dans un couvent de soeurs.

La passerelle pour atteindre le monastère.

La passerelle pour atteindre le monastère.

 

Nous repartons vite, même si le lac est empli de flamands roses et de pélicans.

Pour midi nous rejoignons nos amis pour fêter l’anniversaire de René.

Voici leur blog : http://dudustdm.blogspot.fr

Le soir, nous campons tous ensemble dans un jardin.

Jeudi 13 novembre

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Tous ensemble.(Eliot dort dans la carriole)

Direction la caverne du cyclope, la rencontre avec Circé et la pluie, la boue et la galère. Nous abrégeons le café de midi parce qu’il pleut. Nous prenons une route qui s’avère être un chemin de terre à travers la montagne. Donc maintenant, c’est un chemin de boue et montagne signifie beaucoup de montées et de descentes. C’est la première fois que nous devons parfois descendre de vélo pour le pousser tellement cela est difficile. Nous testons ainsi le TTT : Tandem Tout Terrain.

René doit pousser le vélo. Une chute lui a suffit.

René doit pousser le vélo. Une chute lui a suffit.

 

Heureusement, le paysage grandiose nous réconforte. Ici, nous sommes au pays d’Ulysse, et de la sorcière Circé.

Nous trouvons des ruines de cité antique sur tout notre chemin.

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Nous avons même joué au président avec Athanasios, notre hôte.

Le soir nous nous arrêtons à la 1ère habitation que nous voyons pour demander la route. Le monsieur, Athanasios nous offre à tous l’hospitalité. Au menu ragoût d’agneau, pâtes, bières…

Puis, nous gonflons nos matelas, poussons la table et nous endormons, heureux de la simplicité de cet accueil inattendu !

 

Vendredi 14 novembre.

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La « yourte » où nous avons dormi.

 

 

 

 

Nous partons pour encore trois kilomètres de galères avant de retrouver le bitume.

 

Et voilà le résultat :

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Le vélo glisse sans arrêt.

 

Notre vélo est plein de boue. Nous aussi sommes tombés.

Notre vélo est plein de boue. Nous aussi sommes tombés…. première chute !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A midi nous sommes reçus par des soeurs. Elles nous ouvrent alors que le monastère est normalement fermé parce que aujourd’hui c’est jour de jeûne.

La cathédrale du monastère.

La cathédrale du monastère.

 

Nos amis reprennent la route, nous restons là pour la nuit. Cela nous permet de laver nos vêtements.

Alix et Nektaria, la novice qui nous reçu.

Alix et Nektaria, la novice qui nous reçus. En partant, elle nous offre une icône de St Joseph parce que nous lui avions partagé notre étonnement de voir peu d’icône de lui dans les églises en Grèce.

Samedi 15 novembre

Après une bonne nuit, nous reprenons la route vers Alexandroupolis. Nous réparons un rayon cassé ( le 7ème je crois ), rencontrons Madame le consul honoraire de France dans le bar « Au café de Paris », même style, même déco, même carte que dans un bar rue Daguerre dans le XIVème, ou rue de la Convention dans le XV.

 

Nous sommes ce soir dans une maison prêtée par un gentil monsieur, croisé à une épicerie.

Demain, nous passons la frontière turque.

BON ET SAINT DIMANCHE !

 

Repartir !

Retour au 6 novembre 2014

Cela fait maintenant 10 jours que nous sommes à Thessalonique. Il est grand temps de partir. La venue de Jeanne et de Céline était une bouffée d’air de la France qui nous rejoignait dans notre périple. Quelle joie de les voir et de leur partager un peu de notre quotidien. Mais comme souvent, quand on se rappelle de bons souvenirs, un voile de nostalgie passe devant les yeux. Quelques jours de brume suivent leur départ.

Pourquoi ne pas rentrer avec elles en France et reprendre une vie  » normale  » ?

Que faisons-nous ici ?

Notre quête n’est-elle pas veine ?

Que diable sommes-nous venus faire dans cette galère ?

Un ange passe, un doute plane !

Oui, il est grand temps de repartir pour lever le voile, réouvrir les yeux et s’entraîner mutuellement et résolument à  » discerner la face positive des personnes et des évènements ! « , comme l’écrit Paul VI.

Louons Dieu pour ses bienfaits, pour la surabondance de son amour qui nous comble. Et laissons jaillir notre joie pour en éclabousser toutes les personnes que nous rencontrerons.

Telle est notre seule mission. En route !

9 novembre , lorsque la Providence veille…

        Hier matin, nous avons discuté avec Jos Decock, qui nous appelle chaque semaine sur radio Maria. Lorsqu’il nous demande si nous avons pu apprendre de nouvelles choses sur la paternité, sur la famille, nous lui répondons non. Voilà ce qui nous manque depuis que nous avons quitté Thessalonique : des rencontres, des échanges, de la chaleur. Oui, nous dormons tous les soirs sous un toit, et quasiment tout le temps sur de vrais matelas, et nous mangeons à notre fin ! Mais nous nous rendons bien compte que ce n’est pas cela qui nous comble. Nous sommes de mauvaise humeur, un peu désabusés… encore 9 mois…

Le port de Kavala.

Le port de Kavala.

       Vendredi soir dernier, lorsque nous sommes arrivés à Kavala, il faisait déjà nuit. L’église catholique était fermée. Après quelques recherches et une discussion avec un monsieur qui travaillait sur le port, celui-ci nous oriente vers un camping à 4 km de là. Il nous dit qu’il a expliqué notre situation à la propriétaire et que c’est bon. Après quelques hésitations ( dur de reprendre le vélo… ) nous y allons. Ce ne sont pas 4 km mais 10 km que nous devons faire. En plus, ce chemin, nous devrons le faire dans l’autre sens pour la messe dimanche, et encore dans l’autre sens lorsque nous reprendrons la route d’Istanbul. Et ce n’est pas comme si c’était tout plat ! Un peu déprimant. Lorsqu’enfin nous y sommes, espérant pouvoir discuter avec nos hôtes de ce soir, on nous envoie dans un bungalow. C’était à prévoir… ce n’est jamais bon d’aller dans un lieu ou le logement est un business. Et le lendemain matin, la proprio nous demande 6 euros… Hmm nous n’avions peut être pas suffisamment expliqué notre situation. Tant pis, ce seront nos 6 euros du jour.

        Mais la Providence veille… après l’appel de Jos par skype, nous reprenons la route pour Kavala, espérant que l’église sera cette fois ouverte et que nous pourrons rencontrer des catholiques (espèce rare en Grèce. Nous apprendrons par la suite que les catholiques ne sont officiellement reconnus que depuis le mois d’octobre dernier par l’état grec…). Après quelques péripéties, nous parvenons à rencontrer quelqu’un et à joindre le père qui arrivera ce soir de Thessalonique pour célébrer la messe le lendemain. Il nous permet de laisser nos affaires à la paroisse, qui est une grande maison. Lui n’arrive que vers 21 h le soir. Entre temps, nous discutons avec un groupe de pélerins d’Amérique qui venait de célébrer la messe dans l’église. Nous expliquons notre périple et notre situation. En partant, le père vénézuélien nous donne 20 euros,  » pour que nous menions à bien notre périple  » !

Et dernière joie de la journée : une très belle discussion avec le père Janusz, qui a vécu 28 ans au Congo et est depuis 10 ans en Grèce. Nous tâcherons de vous raconter cet échange dans un prochain article.

L'aqueduc construit au XVIe siècle, sur les ruines d'un ancien aqueduc romain.

L’aqueduc construit au XVIe siècle, sur les ruines d’un ancien aqueduc romain.

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Cette conversation nous redonne de l’élan. Oui, nous avons encore beaucoup de choses à découvrir. Et tout à l’heure, après la messe, nous avons pu échanger avec une femme allemande, catholique, mariée à un grec orthodoxe. Grâce à ces deux échanges, plus tous ceux que nous avons déjà eu en Grèce, nous commençons enfin à comprendre ce pays aux multiples facettes.

La suite au prochain épisode !

Sur les pas de St Paul

Mardi 4 Novembre.

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L’entrée de la cathédrale de Thessalonique

 

Nous quittons Thessalonique où nous avons passé deux semaines.

La vie des catholiques est à l’image des lieux où ils prient : en retrait, cachés.

Le porche d’entrée ne se voit que si vous êtes dans la rue, la cathédrale est au milieu d’immeubles . . .  cela nous change des églises françaises, centre de nos villages.

Nous avons dormi dans la pièce derrière la statue

Nous avons dormi dans la pièce derrière la statue.

 

 

Le quartier où nous dormions devient dès la nuit tombée une boîte de nuit géante. Les rues sont emplies de jeunes (surtout du jeudi au dimanche soir), la musique est ultra forte. Bref, la vie des catholiques ici n’est pas évidente.

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Regardez le tableau derrière la grille.

Nous avons fait réparer notre vélo chez un mécano qui fait du design sur les vélos.

La première fois, nous avions traversé la ville avec nos roues dans les mains, alors nous voulions lui montrer « la bête ».

Mais au moment de notre départ, son magasin était fermé.

 

Mercredi 5 novembre.

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Le mécano du couple en a marre de réparer.

 

Après une descente à 14% sur plusieurs km, le frein à disque s’est mis à chauffer. Pause pour demander de l’eau. Puis il se met à faire du bruit, Alix se (re)(re)(re)(re)met à l’ouvrage.

A midi, pause près d'un lac.

A midi, pause près d’un lac.

 

 

 

 

 

Jeudi 6 novembre

Nous découvrons que deux rayons ont cassé. Nous modifions notre route, direction Drama, la ville la plus proche.

Vendredi 7 novembre

Réparation faite à Drama sans soucis. Le monsieur a la bonne taille de rayon pour la roue avant, vous savez la toute petite. Il a même réparé le câble électrique du phare arrière qui s’était cassé en entrant en Grèce.

Puis, nous prenons la route vers Kavala, lieu où St Paul a débarqué pour évangéliser l’Europe sur l’appel d’un macédonien en vision. Actes 16.

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Kavala, arrivée de St Paul

Puis, St Paul a baptisé une jeune femme du nom de Lydie :

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Ste Lydie, la 1ère européenne chrétienne.

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Les références sur les fresques sont en Ac 16, et les versets sont notés sur la fresque.

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Lieu du baptême, aujourd’hui lieu de pèlerinage.

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Fouilles de Philippi. 

Aujourd’hui il existe une petite ville qui s’appelle Lydie, mais à l’époque il y avait juste la ville de Philippi.

C’est l’occasion pour nous de relire l’épitre aux philippiens sur le vélo.

Et pour finir, voici une carte retraçant le chemin de St Paul. C’est une fresque trouvée dans l’actuelle baptistère de « Lydie ».

Nous vous écrivons de Kavala, où le Père Janus, lazariste de Thessalonique vient célébrer la messe demain matin, puis nous partirons vers l’Est.

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Chemin de St Paul en Grèce.

 

 

 

 

 

 

nouvelles du jour ( 2 nov)

quelques petites nouvelles rapides.

Nous sommes toujours à Thessalonique. Nous logeons depuis hier soir, fête de la Toussaint, jusque mardi, jour de notre départ, chez un couple espagnol que nous avons rencontré à la messe.

La semaine dernière nous avons profité de la venue de deux amies pour visiter un peu la Grèce. Voici un bref aperçu.

L'un des monastères du mont Athos

L’un des monastères du mont Athos

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi, le 28 octobre nous avons assisté à un défilé pour la fête nationale. En effet le 28 octobre est le jour du « NON » ; jour où la Grèce a refusé que Mussolini en 1940 poste des bases militaires sur le territoire grec. C’est aussi par conséquent le jour de l’entrée en guerre de la Grèce.

Mais qui dit défilé, ne dit pas forcément défilé militaire. Ainsi, se sont d’abord les meilleurs élèves qui défilent, puis l’armée.

 

Tous les élèves participent à la fête nationale, parce que tout le monde est fier de son histoire.

Tous les élèves participent à la fête nationale, parce que tout le monde est fier de son histoire et de son pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un monastère des Météores

Un monastère des Météores

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons mis à jour la galerie : https://entandempourlepere.com/logo-de-lassociation/italie-du-sud-rome-bari/

à jour ?? NON, la fin de l’Italie. Demain, l’Albanie sera ajoutée. Peut-être la Grèce, mais cela est moins sûr.

 

 

Chapitre 3, nous retrouvons le français.

Mardi 21 octobre, Arnissa-Giannitsa

Le départ se fait au rythme du travail qui a commencé devant notre porte. Il fait 7°C, nous testons nos gants pour la première fois. Direction Edessa où nous ferons la pause pour le petit déjeuner grâce au nescafé offert par Jannick la veille.

Sur la droite, la plaine qui s'étend devant nous jusqu'à Thessalonique.

Sur la droite, la plaine qui s’étend devant nous jusqu’à Thessalonique.

Nous en profitons pour visiter cette jolie petite ville qui surplombe une plaine qui s’étend vers la mer. Là, coulent de nombreuses petites rivières qui se jettent formant deux superbes cascades.

Nous repartons ensuite vers Giannista.

La chaleur n'a pas réussi à Benoît et sa blondeur.

La chaleur n’a pas réussi à Benoît et sa blondeur.

A midi, Benoît, assommé par la chaleur, et pour éviter l’insolation qu’il connaît trop bien, se couche et dort.

 

 

Un champs de coton

Un champs de coton

 

Durant l’après-midi nous nous sommes perdus au milieu des champs de coton.

Arrivés donc à Giannitsa, nous nous arrêtons pour demander l’hospitalité à la première personne que nous voyons. Nous entrons dans la véranda pour discuter avec eux.

Une famille très accueillante.

Une famille très accueillante.

C’est la fille qui fait la traduction. Elle comprend et parle un peu anglais. Ils nous offrent le dîner en attendant le retour du père de famille qui doit nous conduire ensuite dans un appartement vide et sans électricité qui leur appartient en ville.

Mais, vers la fin de notre dîner, une dame entre dans la véranda avec son chien et commence à discuter avec les habitants. Puis elle se tourne vers nous et commence une conversation en français avec nous.

Albéna et Alix le lendemain matin

Albéna et Alix le lendemain matin

C’est chez elle en fait que nous irons dormir. Albéna est bulgare et vit en Grèce depuis son mariage avec un grec en 1986. Elle parle très bien le français et nous reçoit comme ses enfants. C’est ainsi que nous retrouvons notre langue maternelle pour une soirée.

Arrivés à Thessalonique le lendemain, nous sommes reçus par le Père Agapit, lazariste. Quelle joie de pouvoir discuter français !

Chapitre 2, lundi 20 octobre

Lundi 20 octobre, Florina-Arnissa.

Au matin, après le petit-déjeuner,

entrée du monastère des soeurs.

Entrée du monastère des soeurs.

nous passons chez les soeurs voir leur église, et discuter un peu. Elles nous offrent des dvd sur le mont Athos et un livre et des papiers sur l’orthodoxie. Nous sommes étonnés, voir blessés par leurs propos. Toute cette littérature est en comparaison avec le catholicisme, et une comparaison assez négative. l'iconostaseL’image simple qu’elles nous ont donnée et celle de l’arbre de la Vie. Cette arbre en forme de croix c’est l’Eglise de Jésus Christ. Mais une des branches est brisée à cause de la foudre, cette branche c’est l’Eglise catholique romaine. Nous parlons d’unité, de points communs, elles parlent de divergence, de détournement de la Vérité. Matinée difficile. Nous reprenons la route en direction d’Edessa. Malgré les apparences, la route ne fait QUASIMENT que descendre, un bonheur. Nous arrêtons le soir à Arnissa.

Nous croisons une dame qui parle allemand, elle ne nous comprend pas. Puis dans la rue, un vieux monsieur nous interpelle : il y a 75 ans, s’appelle Jordan et a travaillé environ quinze ans en Allemagne, dans les mines. De suit, ils nous invitent à dormir chez lui. Soirée ô combien différente de la précédente.

Jordan, Yannick et Georges ( du 1er plan vers le fond)

 

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Dîner sur cuisinière au bois. dans les seules gamelles propres, les nôtres

Nous somme au rez de chaussée d’une maison dans la chambre qu’occupe habituellement un albanais, qui avec un visa touristique, qu’il doit aller faire renouveler tous les trois mois, travaille en fait au noir. Cas de figure fréquent, nous le savions pour en avoir discuter avec des jeunes à Shenköll de retour d’Italie ou de Grèce.

L’accueil est chaleureux, les locaux moins. Nous sommes entre ce monsieur, Jannick, l’albanais, et Georges, un roumain. Passe dans la cour où nous dînons une dame qui vivait sans doute là. Jannick nous coupe du bois pour la cuisinière, et nous offre de quoi faire un café frappé, la spécailité grecque (ce sera pour un autre article) Georges sort la télé dehors avec une grosse ralonge electrique, Jordan nous offre une bière. Nous mangeons, non pas sur la table, mais sur un journal posé sur la table qui est trop sale pour poser notre nourriture dessus. Les toilettes, au fond su jardin, sont turcs et sales. La cuisine, une baraque en bois avec la cuisinière est sale, des restes de nourritures trainent dans des gamelles à droite, à gauche.

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un peu de tout dans cette pièce

Notre chambre, qui est un ancien petit magasin dont reste la grande devanture, sent la transpiration, il y traîne un lavabo cassé à côté d’un reste de fayot et de chaussettes ; bref tout est sale ici. Il y a de tout dans cette pièce.

 

 

Nous passons une nuit tout de même très agréable, nous sommes couchés tôt ce qui nous fait du bien.

 

Trois nuits en Grèce, trois cultures…

  Chapitre 1, dimanche 19 octobre

Nous quittons la communauté des soeurs franciscaines de l’Evangile de Bilitch. Une vingtaine de kilomètres plus loin, au milieu de rien, se dresse la frontière. Nous y sommes vers 10h30, nous serons en Grèce à 12h30. Nous devons passer la frontière albanaise puis la frontière grecque. En soit rien de très compliqué, c’est juste une heure d’attente pour peu de choses. L’autre heure est due au décalage horaire qui existe maintenant entre la France et nous.
Le 1er drapeau grecque

Le 1er drapeau grecque

A chacun son moyen de transport ...

A chacun son moyen de transport …

 

D’ailleurs nous en avons profité pour resserer quelques visses et nous avons rencontré un homme et sa vespa. Cet italien est parti faire le tour du monde sur sa Vespa. L’idée est à retenir pour notre prochain tour.

Nous sommes très vite dépaysés. Il y a ici une multitude d’arbres dont les couleurs d’automne nous émerveillent, les routes sont correctes, il y a des tracteurs tel qu’on les connaît chez nous . . .

DSCN3860Cette journée est une journée de montagne. L’après-midi est une montée en continu, d’abord tranquille puis à 10%. 10% sur 6 km, c’est long et fatiguant. Nous regardons notre carte, l’heure, il est trop tard vu notre état de fatigue pour avancer plus loin. Par conséquent nous nous arrêtons dans une petite station de sport d’hiver. Nous nous adressons à des maçons, mais la barrière de la langue est là ; nous n’arrivons à rien. Au loin, une maison semble habitée. Après quelques minutes d’une discussion laborieuse en anglais, la dame nous dit de continuer 3 km vers un camping. Nous n’insistons pas et redescendons vers le centre du village. Une cheminée fume, il y a donc quelqu’un dans une maison. Nous sonnons et sommes reçus pas une dame d’environ 70 ans qui tient une brasserie, vide en cette saison. Nous comprenons qu’elle accepte de nous recevoir pour la nuit et en plus qu’elle nous offre à dîner.

En fait, il n’en est rien, nous n’avons pas compris du tout. Moins d’une demi-heure plus tard, deux caravelles emplies de moniales orthodoxes stoppent devant la porte. Elles entrent et discutent avec la dame. Plusieurs d’entre elles parlent anglais et nous expliquent la situation. La veille dame n’est pas rassurée par notre présence, elle pensent qu’on va l’agresser et en plus le repas ne nous était pas offert, mais nous devons payer. 6euros !! Notre argent du lendemain vient d’y passer. Vraiment, nous n’avons rien compris !!!

Dans la voiture

Dans la voiture

La supérieure donne ses ordres. Nous montons le vélo dans l’une des caravelles, Alix monte devant, moi dans le coffre ; direction leur monastère. 3 km de montée puis 21 km de descente non-stop jusqu’à Florina. Dommage, celle-ci ne sera pas pour nous. Arrivés là, les soeurs nous offrent le dîner et nous déposent une série de livres à nos côtés pour patienter entre la fin du dîner et leur retour. Entre temps elles ont appelé des amis hôtelier qui nous offrent une chambre pour la nuit parce que du fait de ma présence masculine, elles ne peuvent nous recevoir au monastère.