18 jours trop rapides. Part 2 !

Lundi 16 mars.

Cocoa-Beach.8

Nous avons pris les îles depuis Fort Pierce jusqu’à Melbourne, juste après Palm Bay.

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Pour aller du continent aux îles ou l’inverse, il faut prendre les pont levis.

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Mais les pont levis sous le cagnard, c’est trop chaud pour ma blondeur.

Nous avons essayé cette semaine un site qui met en relation des cyclorandonneurs et des hôtes eux aussi cyclistes dans la plupart des cas : warmshowers ; l’idée est assez simple : après une bonne journée de vélo ce qu’il manque bien souvent au cycliste c’est une douche bien chaude. Dimanche nous avions envoyé un mail à Bill pour savoir s’il pourrait nous recevoir lundi soir. En effet en regardant la carte nous avions découvert que lundi serait une obligatoirement une grosse journée si nous restions sur la A1A, donc sur les îles le long de la côte. DSCN9037

Nous avons donc pédalé 110 kilomètres ce jour, ce qui est notre plus longue distance parcourue en un seul jour depuis notre départ.

Arrivés là, ce fut un dépaysement total. Après une bonne douche, Bill nous fit essayer sa Harley et son tricycle. L’un comme l’autre sont très agréables.

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L’Amérique ressemble bien aux films que nous voyons.

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Ce vélo est juste incroyable. L’assistance électrique lui donne une vitesse phénoménale et la position est très confortable parce qu’elle demande peut d’effort de stabilité.

DSCN9055 DSCN9057Bref, ce fut donc une bonne soirée avec Bill qui nous conseille d’aller le lendemain à Cocoa chez le revendeur de tricycle afin de régler définitivement notre problème de freins. Enfin…

Mardi 17 mars, Saint Patrick

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Voyez ce que la technique fait de beau !

Nous allons donc à Cocoa mardi matin, bien décidé à régler rapidement ce petit soucis de frein.DSCN9152 Là, le mécano n’est pas là donc le marchand nous envoie chez un autre mécano à quelques miles. Pete de son prénom nous informe que tout notre système de frein arrière est bon pour être changé parce que l’huile que les vietnamiens ont mis dedans n’était pas la bonne et a donc détérioré tout le sytème de freinage. Joie ! Mais bien sûr, il n’a pas la pièce. Nous revenons donc à Cocoa pour voir si le 1er marchand à la pièce. Non plus mais il peut nous en commander une pour le lendemain, le tout monté pour mercredi milieu d’après midi. Ok.DSCN9079

Nous repartons avec le tandem jusqu’à l’église (nous laisserons le vélo le mercredi matin). Avec tout cela, il est 18h30. Là, des femmes commence un groupe. . .de quoi ?? de mères ? de prière ? Bref, au milieu de tout cela l’une d’entre elle accepte de nous recevoir chez elle, et nous envoie en avant après avoir prévenu son mari.

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Chez Tom et Sue

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La vue quasiment en face de chez eux.

Nous arrivons donc chez cette dame, Sue, et son mari, Tom, nous reçoit, sans rien connaître de notre histoire et au début sans rien comprendre à notre anglais. De notre côté nous ne comprenons pas beaucoup plus son accent américain. il n’empêche que nous arrivons à nous faire comprendre quelque peu et que nous dînons. Puis rentre Sue. Le soir même ayant compris notre problème de freins, ils nous proposent gentiment de rester deux nuits pour être tranquille.

Mercredi 18 mars.

Après une longue nuit, Sue nous a préparé des gaufres pour le petit déjeuner. C’est excellent. Nous portons le vélo au bike shop de Cocoa, puis Tom reviendra nous chercher. L’après midi est rythmée par les courriers à envoyer pour ma recherche d’emploi, par la recherche d’un moyen d’aller de Jacksonville à New York. . . . Nous avons compris qu’il ne fallait compter ni sur le train ni sur le bus ; alors sur les conseils de Bill, nous optons pour la location d’une voiture. Mais comme nous ne faisons qu’un aller simple et que la distance est immense, nous avons un surplus de 300 dollars. Comment faire ??? DSCN9089 DSCN9086

Nous décidons d’aller nous promener un peu. Au retour, les voisins de Tom et Sue nous interpellent : venez prendre un verre de vin avec nous ! Nous allons donc prendre l’apéro avec ce couple de retraités. Monsieur est un ancien pilote de l’US Air force qui a notamment fait le Vietnam comme pilote. Ils sont très touchés par notre démarche. Nous brassons beaucoup de sujet comme la politique, la foi….et au milieu de tout cela, nous leur parlons de notre soucis de location. Lorsque nous les laissons madame nous tend un chèque avec le montant de la taxe à payer. Invraisemblable.

Comme Tom et Sue sont partis ce soir là, ils nous ont laissé les clefs de leur voiture et un peu d’argent pour que nous puissions sortir. Sympa. A leur retour, il nous proposent de rester une troisième nuit, vous allez comprendre pourquoi.

Jeudi 19 mars, Saint Joseph. Il veille, c’est sûr !

Nous allons tous ensemble à la messe. Y sont présents les enfants de l’école catholique adjacente à l’église. Sue était directrice et Tom y donne des coups de mains réguliers. Mais avant Tom était ingénieur à la base de Cape Kennedy ou Cape Cannaveral, la base de lancement de la navette spatiale américaine. Non pas les fusées, mais les navettes qui permirent de mieux connaître l’espace, d’installer la station spatiale internationale…. Nous irons donc passer une partie de la journée là-bas.

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Regardez bien le bout de bois de l’autre côté : faites un zoom !

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Tom et Sue.

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Maquette de la navette spatiale avec le réservoir (en orange) et les fusées. Les fusées sont éjectées en 1er er retombe dans l’océan, et le réservoir est largué dans l’espace.

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Alix essaie un simulateur.

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Hubble.

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La navette Atlantis sur laquelle Tom a travaillée 30 ans. Il a vu la 1ère décoller en 85 et la dernière en 2011.

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Le bras télescopique qui permit de sortir de la soute des morceaux de la station spatial international par exemple.

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Le réservoir et les fusées.

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Plaque pour les personnes mortes durant des essais ou en vol.

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Vous comprenez donc que nous soyons restés une nuit de plus. A la suite de cette visite, je suis allé récupéré le vélo pendant qu’Alix faisait des courses pour le repas français du soir : crêpes.

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Réparation terminée, le frein fonctionne enfin et on a gagné 2 tee-shirts ( chers payés ! )

Vendredi 20 mars

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Juste avant de partir.

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Difficile de rendre quelque chose de si beau. Imaginez le soleil en rouge et non jaune que le rend l’appareil !

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avec Tom.

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Nous voilà donc partis, le long de l’Indian River : 

Aujourd’hui nous faisons plusieurs fois des pauses pour passer des coups de téléphone à un employeur, mais pour ce poste, cela sera choux blanc.

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N’est-il pas beau mon rider de mari ?! ( légende ajouté au cours de la relecture !)

Puis notre route finissant sur une grosse deux fois deux voies, nous décidons de prendre un chemin parallèle. Nous voici donc embarqué pour une dizaine de kilomètres sur une route de sable : épuisant et compliqué. Mais plus silencieux et tranquilles que l’US 1.

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Epuisés, nous nous arrêtons à Oak Hill, une toute petite ville, sans centre en fait. Les gens habitent très éloignés les uns des autres. Nous demandons l’hospitalité à une dame. Elle hésite, nous répond-elle, « à cause de ces enfants. » Seule avec son maris, cela n’aurait fait aucun soucis mais elle a peur de faire dormir des étrangers sous le même toit que ces enfants. Elle nous propose de camper dans son jardin. Mais nous n’avons pas de tente. Alix lui demande s’ils en ont une. Oui !

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Nous dormirons cette nuit là sous la tente, à l’abri sous le haut vent allumé au fond.

Nous voici donc à monter la tente d’Eric et Sabrina dans leur jardin. Très amusant. Puis, ils  nous offrent généreusement à dîner et ensuite « comme c’est le weekend, ils font un feu dans le jardin et avec des amis discutent autour d’une bière. »

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Nous échangeons donc sur nos pays et nos modes de vie différents.

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à gauche, Eric et Sabrina et leurs 2 garçons, nos hôtes. à gauche, leurs amis Mike et Amanda.

Samedi 21 mars.

Il nous faut avancer un petit peu si nous voulons être lundi midi à Saint Augustine afin de visiter cette ville que tous nous conseillent. Nous décidons de partir pas trop tard mais encore une fois après un bon petit déj, une discussion et l’essai du vélo il est déjà 10h30 quand nous quittons nos charmants hôtes.

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Puis à midi, il nous faudra environ 20 minutes pour remplir notre gourde d’essence. Lorsque j’y suis allé personne n’a voulu m’en donner. J’ai eu beau attendre, demander à diverses personnes en expliquant que cela nous servait pour notre réchaud. Rien n’y fit. Alix mit quelques trois minutes pour rapporter la gourde pleine, et bien évidemment sans que le monsieur ne la fasse payer.

Nous retrouvons la A1A sur les îles et pour changer un peu nous prenons la plage.

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Cela fut de courte durée, le sable c’est épuisant. La leçon de la veille n’avait pas suffit.

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Nous arrivons à une église catholique à la fin de la messe du samedi soir. Nous apprenons qu’une nouvelle fois le prêtre n’est pas de la paroisse. Une vieille dame commence à demander si les gens habitent proche de l’église, comprenant bien que nous sommes fatigués. Mais personne ne vit ici. Un monsieur s’approche, nous dit d’attendre. Il va demander à sa femme. Nous aurons un toit pour les deux prochaines nuits. Comme c’est un peu loin, nous mettons le vélo à l’abris dans le magasin de l’église et nos affaires dans le coffre de nos hôtes direction un restaurant italien.

Nous avons passé là un superbe weekend mais cela sera pour la suite, avec notamment un récit émouvant de conversion.

18 jours trop rapides. Part 1 !

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Miami

Mardi 10 mars

Nous avons donc quitté Miami le 10 mars, après avoir récupéré notre vélo avec du mieux : dorénavant nous avons un frein sur deux qui fonctionne. Nous avons mis environ une journée pour passer du sud au nord afin de rejoindre la A1A, route qui longe toute la côté est des US ; route très agréable.

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Comme vous pouvez le constater, il fait beau ici.

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Etonnante végétation pour nous.

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Le choeur de l’église.

Le premier soir nous voilà arrivé au nord de Miami devant une église pour essayer de participer à la messe. Echec, elle vient de finir. Là, j’entends une dame qui parle français. Joie. J’en profite donc pour lui demander l’hospitalité. Nous voilà embarqué dans une répétition de chants de Taizé pour la prière de la fin de semaine. Nous avons finalement eu la messe mais en espagnol, et pour finir nous irons loger chez une tierce personne, Grâce.

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Juste après la répétition de chant. Grâce, à droite d’Alix nous a gentillement reçu chez elle. A ma gauche, la dame qui nous a introduits et qui est française.

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Vue depuis notre chambre.

Soirée très sympathique mais surtout petit déjeuner de roi. Nous sommes un peu comme chez notre grand-mère, un peu de chaleur fait du bien. Nous qui sortions du riz à tout prix, du porridge de riz et du thé au beurre pour le petit déj nous voilà gâtés. CAFE, Céréales, myrtiles, fraises, toasts, jus d’orange. Incroyable.

Revigorés, nous prenons la route vers le Nord.

Mercredi 11 mars

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Ils offraient le café dans le centre commercial. Nous n’avons pas su refuser. Petites joies du quotidien !

La route que nous suivons est très agréable. Nous retrouvons notre rythme, avec notre pause déjeuner-jeu de cartes à midi. Notre seul soucis c’est que nous sommes sur un endroit très touristique.

Le soir vient. Nous nous arrêtons dans une église faire oraison. Coup de chance, c’est pile l’heure de la messe ! Après la messe le prêtre nous explique qu’il n’est pas d’ici, qu’il vient juste remplacer un confrère pendant que celui-ci fait sa retraite annuelle. Les paroissiens nous envoient 5 kilomètres plus loin dans une autre église, fermée elle aussi.

Puis vient à passer une dame qui s’intéresse au vélo. Elle parle français parce qu’elle vient du Nouveau Quebec. Elle ne peut pas nous recevoir ayant déjà des amis mais elle nous donne 100 dollars (c’est ce que nous pensions) pour dîner et aller dans un motel. Mais ici les motels sont très chers et nous ne trouvons rien qui nous permette de dîner et dormir pour ce budget. Le moins cher est complet. Là, nous discutons avec une gentille dame qui arrosait ses fleurs. Elle finit par nous trouver un lieu pour dormir :

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N’est-ce pas mignon ?!

Super, nous dormirons à la belle mais ici pas de problème. La dame nous propose la douche, nous donne de quoi dîner. En fait, la nuit fut un peu difficile parce que nous sommes le long de la route et que le passage des Harley Davinson nous réveille régulièrement.

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Petite photo avec notre hôte après une super petit déj le lendemain.

Jeudi 12 mars.

Drôle de journée. Comme il nous reste des dollars brunéiens nous essayons de les changer. Les banques nous envoie chez UPS, pourquoi pas ? Là, je tiens la porte à une vieille dame qui porte un colis. Elle me demande de l’aide pour tenir la porte une 2ème fois. Je prends les choses en main, je vais prendre le 2ème colis dans le coffre pour le porter à l’intérieur, jusque là, tout est normal. UPS ne peut pas changer notre argent, nous filons faire les courses à côté dans un supermarché.

Ici, nous prenons 7 dollars par jour. Les calculs de virgule changeant tous les jours et étant donné le prix de la vie, nous modifions de quelques centimes notre budget prévisionnel. Mais avec 7 dollars vous n’avez pas grand chose. Or en sortant du magasin, la vieille dame me croise, me tend de l’argent, m’ordonne de les prendre et de les dépenser pour nous faire plaisir. Connait-elle notre système ? Nous qui bavions devant les glaces et les bières fraîche de tous les bars le long de la mer ; voilà de quoi se permettre des petites folies ! ( La folie sera par exemple le lendemain, 2 bons steaks hachés !!!)

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Nous arrivons ce soir à Palm Beach. Cela vous dit-il quelque chose ? Ici les maisons sont des domaines, les bicoques des palaces. Bref, nous mettons du temps à ne rien trouver. Nous cherchons de 16h30 à 19h30. Nous finissons de l’autre côté de la rivière, à West Palm Beach, à la paroisse ; et là non plus on ne peut nous recevoir ; histoire d’assurance, de sécurité. Là, nous sortons notre billet de 100 dollars pour aller dans un motel après encore une heure de tentative infructueuse. En fait il y avait 200 dollars ce qui nous permet de dormir et dîner, un bon steak. Bénis soit le Seigneur. Là encore nous admirons la finesse de la Providence : nous avions fait des tas de plans avec ces dollars, comme aller à l’hôtel le jour de la saint Joseph ! Mais finalement, ils étaient pour ce soir là précisément, seul soir de notre voyage où personne ne nous accueilli. Et, vous le verrez plus tard, saint Joseph fut bien fêté !

Vendredi 13 mars.

Il y a des jours démoralisants, celui-ci en est un. Nous quittons le motel vers le nord à la recherche d’un petit déjeuner avec le reste de l’argent que nous avons. Nous trouvons une chaîne américaine où nous mangeons un bon petit déj. D’ailleurs c’est amusant, vous prenez un café et durant tout votre petit déj, les serveurs viennent vous resservir. La première fois vous vous demandez combien de litres il vont vous faire payer, mais après vous vous habituez et trouvez cela fort sympathique. Il font la même chose avec le coca ou autres sodas dans certains resto.

Bref, durant le petit déjeuner nous regardons la carte et l’analysons. Nous décidons de redescendre vers le sud, en ville, pour prendre le train pour sauter quelques kilomètres afin de rejoindre Saint Augustine, qui est une très jolie ville, il paraît. L’intérêt de cela est de pouvoir remonter un peu plus la côte est et de ne pas simplement voyager en Floride. Donc nous allons à la gare (12 km vers le sud). Là, nous apprenons que le train s’arrête à Saint Augustine mais que nous ne pouvons pas descendre avec le vélo. ( si vous ne connaissez pas, c’est pareil que ce sketch de Devos : https://www.youtube.com/watch?v=nX7IeYrYdtk )

Pour prendre le train, ou le bus, il faut mettre le vélo dans un boite et vous n’avez pas le droit de descendre ou de monter le vélo dans la boite vous-même, il faut que ce soit un employé qui s’en occupe. Et il n’y a pas d’employé à Saint Augustine. Bref, le train ce n’est pas possible.

Donc nous repartons, dépités vers le nord. A 12h, nous aurons fait plus de 20 km mais n’aurons pas avancé d’un pouce sur la carte 😦

Vers la fin de l’après midi nous stoppons dans une église pour prier. Puis ce fut un chemin de croix avec les paroissiens. A la fin nous demandons l’hospitalité.

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L’intérêt que suscite le vélo ne fait pas forcément franchir le pas de l’hospitalité à tout le monde. Mais il suffit d’une personne. Nous sommes reçus par un monsieur charmant qui nous s’amuse en se demandant la tête que sa femme fera quand elle nous verra. Ils nous logent au dernier étage de leur immeuble, là où viennent leurs enfants pour les vacances. Le soir, resto de poissons, vendredi oblige.

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Nous sommes… au 9è étage, soit tout en haut d’un de ces buildings que nous longeons depuis quelques jours sur la côte.

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Check et Patricia

Samedi 14 mars

Levés pour la messe de 7h30, Check vient nous chercher à 7h15 et nous y emmène avec sa femme. Au retour, il nous montre un endroit où nous pourront prendre un petit-déjeuner et… nous donne des sous pour. Que de générosité !

Cela nous donne du courage pour la route. Nous faisons 42 km ce matin-là. Pas mal ! Et aujourd’hui, ce sera… baignade-déj-jeux de cartes ! Première baignade depuis notre arrivée en Floride. L’après-midi se voulait donc plus tranquille et nous ne souhaitions pas pédaler trop longtemps. DSCN8993Mais, étant sur la lande de terre espacée de la côte par l’Indian River, nous découvrons que le prochain pont pour regagner la côte est dans minimum 40 km. Ce sera donc une journée à 80 km. Nous dénichons enfin, à Fort Pierce, une église catholique. car il faut savoir qu’ici, vous trouvez bien plus d’églises protestantes que catho et la confusion est facile car de loin, le clocher est pareil ! Nous découvrons ainsi l’église Notre-Dame. Nous nous étonnons car le nom est écrit en français. Il s’avère en fait qu’une grande communauté haïtienne est attachée à cette paroisse. A la fin de la messe, nous rencontrons le père Yves, haïtiens et qui parle français. Nous apprenons par la même occasion qu’Haïti est une ancienne colonie française. Le père nous invite à loger chez lui pour les 2 prochaines nuits. Nice !

Dimanche 15 mars

Nous décidons de nous rendre à la messe en créole. Le père nous a dit que 75 % des mots venaient du français. Alors nous verrons ce que nous comprenons. Et puis, cela change de l’anglais ! Et en plus, la messe est plus tard dans la matinée… avantage non négligeable pour les dormeurs que nous sommes ! La messe commence avec 1/2 h de retard. Nous apprenons par le père qu’une des différences majeures entre la communauté américaine et la communauté haïtienne est la ponctualité. Il nous faut bien l’avouer, nous ne comprenons pas grand chose de ce qui est raconté…

Après la messe, nous rentrons chez le père, pour ressortir 3/4 d’heures plus tard car nous sommes invités par une famille haïtiennes pour le déj.

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Le père Yves et les paroissiens qui nous ont invités pour le déjeuner.

Nous en profitons pour discuter de… la paternité. Vous le verrez, cela sonne davantage comme une piqûre de rappel de beaucoup de réflexions déjà recueillies :

  • Le père est le chef de la famille.
  • Il doit d’abord aimer sa femme et ses enfants.
  • C’est lui qui donne sa place à chacun.
  • Le couple doit prier ensemble.
  • Chez eux, c’est plutôt la femme qui prend les décisions, mais TOUJOURS en accord avec son mari !
  • Pour madame, les femmes sont plus économes que leur mari !

Enfin, l’après-midi est quasiment finie lorsque nous rentrons chez le père. Quelques mails, skype et il est l’heure de dîner !

Quelques photos sur notre séjour chez les Na

Voici quelques photos de notre séjour chez les Na. N’oubliez pas de lire ou de visionner la vidéo dans l’autre article.

Petit détail : les croix gammées sont dues à la religion bouddhiste tibétaine des Na.

Gema, la montagne sacrée.

Gema, la montagne sacrée.

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Ici pendant les vacances du Nouvel An (une semaine), le lac est envahi de touristes chinois. C’est pire que la côte d’Azur.

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Dans les bols : du soulima, un alcool local pas très fort. Au fond, l’ancienne matriarche et le PERE d’une des filles de la maison.

Il faut briser le mythe, ce monsieur vient régulièrement chez sa compagne. Il est connu de tous comme le père de l’une des filles. Nous l’avons vu jouer au basket avec sa fille et il va même conduire les bêtes dans la journée avec elle.

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Le feu des femmes, un des autels de la maison. Et une petite table, récemment achetée par la famille pour faire dîner les invités.

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Toutes les maisons sont faites à l’identique : autour d’une cour carré.

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En face de l’entrée de la cour, l’entrée du foyer(cf photos au dessus)

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A l’opposé du foyer, les chambres.

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Au 1er, la salle de prière.( coté gauche en arrivant dans la cour)

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La salle de prière à gauche et le foyer à droite. Vue depuis l’étage des chambres.

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Tout est fait en bois ici.

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Les chambres, en face du bâtiment principal.

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Depuis quatre mois, ce village a l’électricité.

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La porte du village avec des drapeaux de fête boudhistes.

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Les gens sont aussi rouges que la terre.

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Comme dans Tintin au Tibet, il faut passer à gauche.

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Nous avons eu la chance de pouvoir participer à la fête du Nouvel an avec eux.

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Emilie grâce à qui nous sommes arrivés là.

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La tenue traditionnelle d’Erchema. Avez vous vu le docu ?

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Il faut se faire belle pour aller au bal.

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sur le retour.

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Emilie, merci.

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Les Na de Chine, une société sans père ni mari

Voici un petit article sur la société des Na.

Vous avez le choix :

  • la version vidéo : entretien avec Emilie Porry réalisatrice du reportage : Erchema par delà les montagnes, diffusé sur France 5 le 1er mars. Toujours visible ICI.

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    Au loin, Emilie. En quête d’un nouveau reportage ?

  • et/ou l’article qui suit.

Les Na de Chine, une société sans père ni mari ?

Au fin fond du Yunnan et du Sichuan gît un reste de paradis perdu. Pour le trouvez, suivez les routes calamiteuses et interminables qui tournent dans la montagne. Au bout de quelques 7h de bus, vous apercevrez une grande étendue bleue qui vous invite à la contemplation. DSCN8260Descendez et venez découvrir, aux abords du lac Lugu, l’existence d’un peuple dénué de tout sentiments de violence, un peuple paisible comme il n’en existe nul part ailleurs.

Il y a bien longtemps, raconte la légende, une femme, Gema, gardait ses cochons. Soudain, elle vit la vallée et ses villages être engloutis par les flots. Elle eut alors l’idée de se mettre dans une des auges de ses cochons et survécue. Plus tard, elle donna naissance aux Na, appelés par le gouvernement chinois Mosuo ou Moso. De cette légende ne demeure que la montagne sacrée Gema, au pied duquel vit à 2700 m d’altitude cette ethnie intrigante.

Gema, la montagne sacrée.

Gema, la montagne sacrée.

 

Vous étant documentés, vous savez qu’ici se trouve la dernière société où les femmes sont chefs de famille de mères en filles. Il n’y a ni mariage, ni jalousie. Les femmes reçoivent, selon leur bon vouloir, durant la nuit les hommes qui auront escaladé le balcon jusqu’à leur chambre. DSCN8322

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A gauche, Erchema, héroïne du reportage.

Comme touriste, vous êtes ici dans un lieu de rêve : attirés par le rouge, tant celui de la terre que celui du visage des femmes qui vous tendent les bras et vous invitent à la découverte.

Comme anthropologue, vous vous trouvez face à la seule société matriarcale du monde. Non seulement le nom et la terre se transmettent par les femmes, mais en plus il paraît, selon les études, que ce soient les femmes, plus exactement la matriarche ou chef de famille, qui prennent les décisions. Dans cet endroit, les hommes ne feraient que peu de choses, le père serait inconnu des enfants, voir de la mère. Le mot même de père n’existerait pas dans leur langue. Et alors que dans d’autres sociétés matrilinéaires les oncles maternels occupent la fonction paternelle, ici, ce ne serait pas ainsi.

Quel trésor pour le chercheur, quel délice pour le touriste.

Pourtant, en descendant de l’autocar, il se peut que vous soyez désappointés car vous verrez très vite l’exagération de ces dires justifiant que le lac soit devenu un véritable musée vivant pour les touristes chinois. Vous verrez un peuple qui essaye de prendre en marche le train de la modernité et qui s’enrichit en acceptant d’être acteur d’un faux semblant décrivant leur mode de vie et qui ne s’aperçoit pas que même le peu de vrai sur lequel est bâti le mythe tant à disparaître aujourd’hui.

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Soit disante danse traditionnelle

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Costume traditionnel « moderne »

Le chercheur quitte alors les bords du lac pourtant si beau pour s’enfoncer dans la montagne à la découverte d’un village préservé.

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La « route » pour se rendre au village.

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Il faut traverser plusieurs vallées comme celle-ci pour atteindre le village.

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La route pour les 30 derniers kilomètres. Nous avons eu de la chance, ici l’été la rivière recouvre tout.

Et là encore la déception est au rendez-vous. La vie de famille s’organise bien autour de la matriarche. C’est elle qui décide de la répartition des tâches pour les travaux des champs et domestiques. Il est vrai qu’il n’existe pas de mariage au sens propre du terme puisque l’homme quitte la maison de sa soeur chaque soir pour se rendre dans la chambre de sa compagne. Ce procédé porte le nom de « mariage ambulant ». Mais cela n’enlève pas le fait que les Na sont fidèles en amour. Ils ne vivent simplement pas au quotidien avec leur compagnon. D’autre part, le mot père existe ! Certes ce n’est pas lui le premier éducateur des enfants. Ceci appartient aux oncles maternels qui prennent cette tâche très au sérieux. Mais les enfants le connaissent puisqu’il lui revient, par exemple, de payer les frais de scolarité ou encore, à la Nouvelle Année lunaire, de leur offrir des cadeaux.

DSCN8625 DSCN8627Si ce sont les femmes qui travaillent aux champs, car traditionnellement elles sont jugées plus fortes que les hommes, ce sont ces derniers qui bâtissent les maisons et assurent leur entretien. Ce sont aussi eux qui prennent les décisions importantes, tels l’achat d’une vache ou la construction d’un nouveau bâtiment. Et chose encore plus étrange, dans la cuisine des Na, il y a deux foyers. L’un au niveau du sol et l’autre surélevé. Le premier sera réservé aux femmes, et le second, sera toujours allumé pour les invités et… les hommes de la maison. Ceux-ci ne cuisinent jamais et se font servir par leurs soeurs ou leurs nièces.

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Le feu des invités et des hommes à droite.

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Le feu des femmes, ici l’ancienne matriarche avec le père d’une des filles.

Telle est la vie des Na, bien loin de ce que vous en attendiez. En descendant du car, vous cherchiez un lieu qui abatte vos stéréotypes, sur la répartition des rôles homme-femme. Vous espériez un lieu où de pères il n’y aurait point, et où même l’oncle n’occuperait pas cette place, les femmes n’ayant pas besoin des hommes. Or vous aurez découvert un peuple où la place de chacun est bien définie. Certes, certains rôles changent puisque c’est par exemple à l’homme de s’occuper de l’éducation des enfants. Mais d’autres demeurent, comme la femme maitresse de maison. Et cela interroge : oui la femme est considérée comme plus forte que l’homme. C’est entre autre pour cela que les travaux des champs sont son domaine. Mais alors, pourquoi les grandes décisions appartiennent-elles aux hommes ? Et pourquoi, là aussi, l’homme dîne-t-il à la place d’honneur ?

Miami

Voici quelques photos de Miami où nous sommes arrivés vendredi soir, tard. Nous avons profité des quelques jours ici chez Meredith qui nous a gentiment reçu dans son appart.

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Vue depuis la porte d’entrée de l’appartement de Meredith. Photo prise vers 18h30 juste avant un bon bain….chaud.

Malgré notre fatigue due au décalage horaire, Meredith nous a fait découvrir la ville. Voici un quartier où s’est développé du street art.DSCN8910

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Alix et notre hôte.

DSCN8920 DSCN8919 DSCN8923 DSCN8924 DSCN8925 DSCN8926 DSCN8929 DSCN8930 DSCN8931Nous partons demain récupérer notre vélo chez le réparateur (encore) puis filons vers Key largo avant de remonter vers NY.

Et le père dans tout ça ?

Voici un petit brainstorming de diverses réflexions partagées ces derniers mois. Tout ceci vient de discussions, témoignages reçus de parts et d’autres. La plupart des témoignages ont été enregistrés et apparaîtront peut-être dans un livre, qui sait ? Nous espérons être fidèles à ce que nous avons entendu.

France

  • Le père, garant de la joie de la famille
  • Le père est celui qui permet à la femme, à la mère, de vivre dans le présent et non pas toujours projetée dans les futures tâches à accomplir.
  • C’est au père de faire respecter la loi, de poser les cadres.
  • Il appartient à la mère de permettre à l’homme de devenir père en lui laissant sa place auprès des enfants. Ainsi, il importe que le père puisse passer du temps avec ses enfants, jouer avec eux… Car les enfants accepteront plus facilement les cadres posés par leur père.  ( par une mère de famille )

Italie

  • Le père est le chef de la famille.
  • A l’extérieur le père est devant, à l’intérieur, la mère est la reine.
  • Le père donne la sécurité et par là, la confiance en soi : je n’ai pas peur du monde, j’ose l’affronter car je sais où me réfugier si besoin. (d’une fille de 20 ans)
  • Grande solidarité familiale : peu de maison de retraite car c’est aux enfants devenus grands de s’occuper de leurs parents ; peu de système de baby-sitting et de crèches, car c’est aux grands-parents de soutenir leurs enfants en gardant les petits-enfants si besoin.

—> Possibilité d’ingérence des grands-parents dans l’éducation des enfants. Cela nécessite une vraie réflexion et un dialogue sur la place de chacun.

  • La mère est souvent au front car plus présente dans la vie quotidienne pour l’éducation des enfants, mais elle a besoin de l’autorité du père. La parole de ce dernier ne se discute pas.  ( par une mère de famille )
  • Le mère est plus souvent dans une réaction immédiate et affective, tandis que l’homme parvient plus facilement à prendre du recul, à écouter puis trancher.  ( par le père de famille )

Albanie

  • Le père est celui qui doit travailler pour nourrir sa famille. Pourquoi est-ce davantage la place du père ? ( avons-nous demandé à un père de famille )  Mais parce qu’il a plus de force physique. C’est à lui de faire les travaux difficiles.
  • Le chômage rend difficile l’exercice de l’autorité car cela crée un déséquilibre au sein de la famille. ( cf point suivant sur l’Afrique )
  • Un bon père est d’abord un bon époux. Les décisions se prennent en couple même si aux yeux du monde, il appartient à l’homme de les assumer.
  • Le père accueille les hôtes.
  • Traditionnellement, ce sont les parents qui choisissent le futur époux/ la future épouse de leurs enfants. Ils souhaitent en effet le meilleur pour eux. Aujourd’hui, ces derniers ont le droit de s’y opposer !

Grèce

  • Le père doit être le roi de la famille : un bon roi, au sens où il doit prendre les bonnes décisions. Pourquoi lui plus que la femme ? Parce que la femme parle beaucoup et fait beaucoup de détours pour arriver au but, alors que l’homme écoute et va droit au but. (d’un homme grec en accord avec sa femme)

—> il est bien entendu que l’homme se sert aussi des réflexions de sa femme. (ajouté par une mère  française au Vietnam)

  •   Les mères « couvent » beaucoup leurs enfants, même lorsqu’ils ont 30 ans !

(d’une fille de 34 ans que la mère a appelé lorsque nous déjeunions ensemble pour savoir où elle était)

  • A la suite de la 2ème Guerre Mondiale, beaucoup de grecs ont quitté la Grèce pour rejoindre l’Allemagne et y travailler. Ils n’en ont pas pour autant perdu leur identité grecque, et notent une grande différence entre ces deux pays : lorsque les jeunes allemands commencent à travailler, s’ils habitent encore chez leurs parents, ils doivent participer aux frais de la maison. A contrario, les parents grecs auront toujours tendance à donner plus d’argent à leurs grands enfants !

Turquie

( lors d’une rencontre de jeunes entre 20 ans et 30 ans, un tour de table est réalisé où chacun a pu donner sa vision du père et un souvenir de son père ).

  • Nous y avons retrouvé l’idée de sécurité et d’exemple donnés par le père.
  • Le père trop autoritaire. Mais beaucoup ajoutaient : «  Même si je sais qu’il m’aime. »
  • Plusieurs jeunes voient en leur père un modèle de sacrifice envers leur famille.
  • Dans un certain nombre de familles musulmanes, le père est plus lointain dans l’éducation des enfants. C’est l’affaire de la mère. Quand il intervient, cela tombe comme « un cheveux sur la soupe ». ( française travaillant avec des personnes musulmanes et ayant été mariée à un homme musulman ).

Arménie

  • Peu de pères : 1 homme pour 4 femmes. Certains sont au front contre l’Azerbaïdjan et d’autres en Russie, au départ pour y travailler. Mais beaucoup y refont leur vie, leur femme et enfants restant en Arménie.
  • Dans la tradition, modèle très patriarcal. Les femmes ne doivent pas conduire ; elles demandent l’autorisation de leur mari pour toute activité extérieure à la maison. Elles devaient cependant être lettrées car devaient assumer l’éducation de leurs enfants. Aujourd’hui cela se perd. ( mère de famille )

Russie

  • La famille a été atomisée par le régime communiste : dès les années 20’, divorces, avortements, partages des femmes ; puis à cause des guerres successives, les peu d’hommes restés aux villages jouissaient d’un statut exagéré. Les femmes ont donc du prendre les choses en main, tant au niveau des enfants que du travail, ce qui donne aujourd’hui l’apparence d’un modèle matriarcal.
  • Le modèle père-mère-enfant retrouve petit à petit sa place souvent grâce à l’impact de la religion.
  • Grande détresse familiale dans les campagnes causée entre autre par l’alcoolisme.

Brunei 

  • Les rôles père/mère bien davantage marqués chez les familles musulmanes que dans les familles catholiques. Mais grande influence occidentale par le biais des médias sur les jeunes générations.
  • Avant l’ère du numérique, les parents étaient les premiers à apporter le savoir à leurs enfants. Aujourd’hui, internet semble remplacer les parents.
  • Le père semble inutile car il n’a plus rien à apprendre à ses enfants. Ces derniers trouvent tout sur internet.
  • La tâche des parents est beaucoup plus complexe car ils ne peuvent pas vérifier tout ce que leurs enfants découvrent par le biais des médias. Leur donner une bonne éducation est un vrai défi. ( Mgr Cornelius Sim, évêque du Brunei ) Cela demande une plus grande communication avec les enfants pour prévenir des méfaits d’internet ( mise en garde particulière par rapport à la pornographie ). Les parents doivent aussi contrôler le temps passé sur les écrans.

Vietnam 

Les premiers propos ont été recueilli dans un petit séminaire où une petite centaine de jeunes vivent dans le but de pouvoir passer à la fin de leurs études (4 ans) le concours pour entrer au séminaire.

  • Le père doit savoir pardonner et demander pardon à ses enfants et à sa femme.
  • Le père est celui qui tire vers le haut, qui donne de l’ambition à ses enfants.
  • Le père fait prier sa famille.
  • Le père doit d’abord être un bon mari.
  • Les parents doivent passer du temps auprès de leurs enfants, quitte à travailler moins.

Propos reçus lors d’un dîner avec un anthropologue dont la thèse porte sur les échanges non marchands dans une ethnie du nord Vietnam.

  • Au Vietnam se côtoient différentes ethnies, dont beaucoup à la base sont matrilinéaires. Les choses ne sont cependant pas figées et il est difficile d’écrire des généralités.

– L’ethnie majoritaire au Vietnam, celle des viets, a été influencée par le confucianisme. Dans le dogme confucéen, la femme reste mineure toute sa vie. Cela est très présent au Vietnam mais ce n’est pas figé car on voit que les femmes ont une place très présente : sur les décisions par rapport aux enfants, leur éducation. Ce sont également les femmes qui tiennent la bourse.

Le mari a le rôle d’être devant les autres gens quand il y a des invités, il a le rôle de rapporter l’argent à la maison. Quand il y a des réunions au village, c’est le chef du foyer qui vient représenter la famille. Politiquement, c’est lui qui vient.

Les choses ne sont pas sclérosées, ils sont très pragmatiques. Si un homme n’a que des filles, le mari de sa fille vient habiter chez lui, il peut prendre son nom, faire le culte des ancêtres pour lui ce qui n’est pas du tout dans la loi du confucianisme. D’autant plus que maintenant il y a le planning familial, donc les gens ne sont pas censé avoir plus de 2 enfants. A l’époque, chacun se débrouillait pour avoir un fils, maintenant, avec le planning, si le couple n’a que des filles, il s’arranges avec leur gendre.

Congo et Cameroun ( nous n’y avons pas été mais avons rencontré plusieurs africains ou personnes ayant vécues en Afrique )

  • Le père nourrit sa famille.
  • Il est le chef de la famille, c’est à lui de prendre les décisions. Mais lorsqu’il ne travaille pas et ne ramène plus d’argent à la maison, il perd sa légitimité.

Réflexions générales 

  • Sous l’influence occidentale, nombre de jeunes parents sont moins enclins à séparer clairement les rôles de chacun dans le couple et vis à vis de l’éducations des enfants. ( vu en Italie et au Brunei )
  • L’homme s’occupant des affaires extérieures et la femmes des affaires intérieures ( maison et éducation des enfants ) est un rapport que nous retrouvons dans la plupart des cultures et traditions, de l’Italie au Vietnam.
  • Alcoolisme, chômage et oisiveté des hommes vont souvent de pair avec des femmes et des enfants battus.

Et en Chine….  chez les Na… à venir !