En quittant la Russie

 

Nous voilà entrain d’attendre patiemment notre avion pour Kota Kinabalu sur l’île de Bornéo.

Cette fois-ci, ce fut moins simple pour notre vélo : pour entrer dans l’aéroport, nous avons dû attendre le chien, pour qu’il vienne renifler notre vélo car ce dernier ne passait pas dans le scanner ! Et il a fallu enlever les roues car, contrairement à ce que nous pensions, notre vélo fait… 37 kg, soit 5 kg de trop d’un point de vue réglementaire : le poids d’un bagage ne pouvant à lui seul excéder 32 kg.

Ainsi, nous quittons la Fédération Russe. Après un séjour de trois semaines, voici un bref compte-rendu de nos observations :

  • Des règles étranges telle que interdiction de s’asseoir par terre dans un aéroport.
  • A chaque gare, métro, centre commerciale nous trouvons des portiques de sécurité.
  • Les agents de sécurité des résidences contrôlent beaucoup les aller et venues.

–> Bref : un pays où toute action doit être justifiée devant la loi.

  • Un constat général : le père est le grand absent. Il est davantage présent dans les familles musulmanes et les familles orthodoxes pratiquantes.
  • Beaucoup d’hommes vont de femmes en femmes ou quittent de leur famille à cause de l’alcool.
  • La maladie russe est l’alcoolisme : à cause du froid et du manque de travail.

–> Bref : nous sommes dans une ex-société patriarcale, où vivent des générations où les enfants ne sont élevés que par leur mère et leur  » babouchka « . Ceci engendre beaucoup de jeunes insécures, craignant de poser des choix et de s’engager dans la vie.

Les traces du communisme se retrouvent dans :

  • Les appartements communaux : 2 / 3 familles habitent ensemble, partageant les mêmes lieux de vie.
  • La gratuité du téléphone pour un appel dans Moscou.
  • Le prix du pain  » classique  » reste fixe.
  • Un dicton qui demeure dans les esprit : « A l’époque soviétique, l’état faisait semblant de nous payer et nous faisions semblant de travailler. « 
  • Les nombreuses statues et monuments staliniens.
  • Dans la décoration des stations de métro ( portrait de Lénine …) Celles-ci ont été construites par des femmes pendant la guerre. Les hommes étaient au front et les stations de métro servaient de refuge en cas d’attaque aérienne.

–> Bref, beaucoup sont nostalgiques du communisme car au moins alors, on avait un logement et un travail. Mais la grande différence entre cette période et aujourd’hui : on ne vit plus dans la peur.

Pour les photos, nous les mettons sur la galerie.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s