Istanbul

Samedi 29 Novembre,

90ème Jour de notre voyage

Un petit bonjour d’Istanbul.

Nous sommes maintenant depuis une semaine dans cette ville. . . .surprenante. Nous avons un peu visité cette ville chargée d’histoire, mais nous avons surtout passé du temps à prendre des contacts afin de rencontrer des familles turques musulmanes, chaldéennes, syriaques, arméniennes. . .et aussi des français. En effet il y a ici une belle communauté d’expatriés qui nous accueillent gentiment pendant que nous essayons de faire notre visa pour la Russie.

A ce propos, après une petite semaine de galère, nous venons de déposer notre dossier et devrions récupérer notre visa pour le 8 décembre. Quel beau cadeau de la Ste Vierge.

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L’activité sur le bosphore et au loin Ste Sophie.

 

Bien sûr nous avons visité Sainte Sophie, dont nous entendons parler depuis nos classes de primaire.

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La sainte Sophie (comme on l’entend dire ici)

Nous avons aussi visité de très belles mosquées, notamment le vendredi juste après la prière.DSCN4931

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La mosquée bleue.

Mais à la vérité, il est très difficile de rendre par une photo l’intérieur d’une mosquée, parce que la plupart d’entre elles, ( même Ste Sophie qui aujourd’hui est un musée) possèdent des lustres qui descendent jusqu’à un mètre au dessus de nos têtes.

Et donc, comme vous le pouvez voir sur la photo, il y a pleins de câbles qui descendent de la voûte.

Mais l’un des lieux qui nous a le plus surpris est Saint Sauveur in Chora. Cette église, transformée en mosquée lors de la conquête ottomane. Mais comme à Ste Sophie et tant d’autres lieux ici, les fresques n’ont pas été détruites, mais juste recouvertes de chaux. Ce qui permet de redécouvrir aujourd’hui la beauté de ces fresques.

Une classe de l'école Don Bosco

Une classe de l’école Don Bosco

 

 

Nous sommes aussi allés à l’école Don Bosco ; ici les élèves ont une particularité : ils sont tous réfugiés. Irakiens, syriens, ils sont environ 260 dans cette école où ils apprennent l’anglais et une base de lecture et d’écriture afin de pouvoir rejoindre, sous la protection de l’ONU, les Etats Unis, l’Angleterre, l’Australie.

La cour de l'école Don Bosco

La cour de l’école Don Bosco

Un certain nombre de ces enfants ont rendez-vous avec le pape à la messe de 16h.

Nous allons rencontrer le directeur de l’école dans les jours qui viennent. Nous vous en dirons plus après.

Vers Istanbul en 4 étapes…

I / Le passage de la frontière

Aujourd’hui est un grand jour… ce sont nos derniers kilomètres grecs avant…

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La Turquie !!

 

 

 

 

 

 

 

Nous parcourons les quelques 30 kilomètres qui nous séparent de la frontière avec nos amis les « Dudus » !

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Le voyez-vous ?

Le voyez-vous ?

 

Au loin…

 

 

 

 

 

Après le passage d’un pont, entre les deux douanes, nous entrons dans ce pays énigmatique qu’est la Turquie.

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Les Turcs ne savent pas ce qui les attend….

c’est l’invasion des cyclos… français…

Ce soir, nous dormons dans la première ville turque que nous rencontrons : Ipsala. Et nous envahissons une colloc’ d’étudiants. Ces derniers pensaient accueillir 2 français, Thomas et Estelle, qui les avaient contacté par les warmshower, et ce sont 8 français qui débarquent !!

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c’est l’expédition… la remorque des Dudus est montée à l’étage…

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Le tandem mis à l’intérieur d’un ancien café…

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les sacoches…

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… et les chaussures soigneusement rangées !

 

 

 

 

 

 

 

puis autour du thé traditionnel ( le premier d’une longue série ), nous apprenons nos premiers mots turcs.

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II / D’Ipsala à Malkara

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9h30… bon, il nous faut prendre un peu d’avance pour avancer vers Tekirdag d’où nous prendrons le bus pour rejoindre Istanbul. Notre amie Anne arrive jeudi, nous devons y être ! Il est donc temps de dire au revoir à nos amis turcs et français.

9h35… Eh bien ce n’est pas aujourd’hui que nous prendrons de l’avance… la roue arrière est crevée ! Encore une de ces crevaisons inexplicables : non pas à l’extérieur mais côté intérieur de la chambre à air.

10h30… ça y est, nous pouvons partir ! C’est pas trop tôt !

Les montées sont longues et piano, piano... rien de tel qu'un peu de sainte lecture pour s'occuper !

Les montées sont longues et piano, piano… rien de tel qu’un peu de sainte lecture pour s’occuper !

DSCN482812h30… pause déjeuner dans un centre commerciale qui nous fait vaguement penser aux magasins d’usines de Troyes. Eh non, le shopping ce n’est pas pour tout de suite. (…nostalgie… 😦 ).

16h30… Euh Ben, je sens beaucoup les petits cailloux de la route. Tu ne penses pas que… ah si, nous avons recrevé. Juste au moment où on se demandait où s’arrêter pour demander notre logement. Mais bon là c’est pas idéal : nous sommes au milieu des HLM… Et la nuit qui commence à tomber…

16h35… nous avons traversé la deux fois deux voies et réparons la roue.

17h…  » Venez boire un thé ! « , nous dit en turc un passant. ( Ok, sur le moment, il nous a fallut du temps pour comprendre ce qu’il nous proposait.)

17h10… nous contemplons étonnés, l’antre de notre hôte et comprenons mieux d’où venait cette odeur que l’on sentait dans les villes précédentes :

 

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en haut, le thé qui infuse, en bas, de l’eau chaude.

 

 

Ainsi, ici, les turcs chauffent leurs immeubles au charbon ?!

Un petit air traverse ma tête : « Au nord, c’était les corons, la terre, c’était le charbon… »

 

 

18h… nous buvons notre 3è verre de thé. Notre hôte en est bien à son 5è !

 

 

 

 

18h30… Nous demandons, à l’aide de dessin et du dictionnaire anglo-turc apporté par un ami de notre hôte, si nous pouvons avoir du pain.

DSCN484418h45… A table. Au menu, pain, fromage, tomate. Et thé bien sûr. C’est toujours délicat de manger quand les personnes qui sont avec nous ne mangent pas en même temps. Enfin, cela fait tout de même du bien.

19h45… Nous nous installons dans notre logis de ce soir : la casemate du monsieur, petite pièce fermée dans l’angle de la chaudière. Au moins, nous n’aurons pas froid ! Il nous explique qu’il part à minuit et revient à 5h.

20h30… Alors que nous sommes en pyj’ dans nos sacs de couchages, quelqu’un frappe à la porte… c’est notre ami qui vient nous dire que l’administrateur de l’immeuble (son patron) ne veut pas que nous restions sinon il appelle la police. Nous partons.

20h34… c’est le bad… heureusement que Ben prend les choses en mains.

21h… Grâce à une dame qui se promenait dans la rue, nous voici dans une grande salle chauffée en bas d’un immeuble. Au moins ici, nous avons des toilettes propres et un lavabo. Finalement, on y est mieux ! Merci Seigneur !

III/ De Malkara à Tekirdag

« Nous sommes partis de bon matin avant ( après ) le jour… » 

11h… « C’est terrible, c’est affreux, mais il se moque de nous ! Le pneu arrière ne veut plus de nous, il est encore crevé… Non ! »

11h15… « Coucou, c’est nouous !  »  » Les Dudu, les dudu, les dudus !!! » Ils nous ont rattrapés !!!

12h… Déj’ avec nos amis ! Puis nous avançons ensemble avant de se séparer.

Nous sommes à Tekirdag. Ben accoste un monsieur qui se promène sur la jetée. Quand il apprend que Ben est prof de philo, il nous invite à le suivre vers un hotel réservé aux profs. Nous le suivons, un peu sceptiques, il faut bien le dire !

Benoît le suit dans le hall et ressort 15 min plus tard en m’expliquant que le monsieur nous a payé une chambre. Ce soir, c’est HOTEL !!!! Youhouhou ! et en plus, nous sommes à côté du bureau des bus pour Istanbul ! Il ne nous reste plus qu’à acheter notre billet. Et pour la bicyclette ? Pas de problème, rien à payer en plus…

IV/ De Tekirdag à Istanbul

 » – Vous devez payer quelque chose en plus pour le vélo, nous dit ce matin le monsieur de l’agence.

–  Comment cela ? hier il n’en était pas question,répondons-nous offusqués.

– Ah mais si, c’est 50 TL (Turc Lira), réprend-il.

– Il n’en est pas question ! répondond-nous.  » Car en plus, le vélo serait plus cher que le prix de 2 personnes qui s’élève à 44 TL ? Non mais oh !

 » – Vous verrez avec ceux du bus !  »

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Les bagages prêts

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Il n’y a plus qu’à attendre le bus. Eh oui, c’est 10h (voire 10h15 et non 9h30 comme nous avait dit le monsieur d’hier !)

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà le bus qui arrive. Le cirque recommence pour nous faire payer un surplus. Nous ne lâchons pas. Jamais, jamais, jamais. Le tandem est embarqué. Nous montons à bord du bus. Nous ne sommes pas très tranquille. Et pour cause, le controleur du bus revient à la charge et nous donne un papier avec écrit 28 TL (Tiens, ça a changé de prix !) Soutenus pas notre voisin qui, lui au moins, parle anglais, nous continuons à refuser. Finalement, nous remportons la victoire et à l’arrivée, personne ne vient plus nous embêter !

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Et nous nous retrouvons dans une grande, très grande ville…

Allons droit devant, vers le Bosphore, ce détroit qui coupe Istanbul en 2.

Ben a tout de même la bonne idée d’accoster un cycliste qui vient de nous doubler. Il nous invite à le suivre. Heureusement que nous avons notre guide, car les turcs en voiture sont pires que les Italiens du sud, pire que les Albanais et pire que les Grecs.

 

 

« – Are you hungry and do you like fish ?  » nous demande-t-il alors que nous arrivés au centre d’Istanbul.

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Nous répondons oui sans hésiter. Notre guide nous emmène sur les quais et nous offre  à chacun un sandwich au poisson ( pain, salade, oignons, poisson. Le tout sans sauce pour ne pas gâcher le goût de l’ensemble ).

Puis, nous reprenons la route. Notre guide nous conduira jusqu’à Tarabya, soit à 30 kms du centre.

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Tout le long du bosphore, des pécheurs. Ils sont très nombreux.

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Notre guide.

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Un des ponts qui traversent le Bosphore.

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Sur la route.

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Enfin arrivés !

 

 

 

 

 

 

Enfin arrivés !

Merci Omer !

Nous voici donc à Tarabia, chez un couple français. Nous changeons de famille mercredi pour se rapprocher du centre. Nous sommes à Istanbul jusqu’au 10 décembre environ car nous ne ferons pas la traverser de la Turquie en vélo et prendrons l’avion directement jusqu’à Tbilissi.

D’ici là, nous allons tout faire pour rencontrer des familles turques. Peut-être irons-nous à Ankara ou vers Izmir et Ephèse…

La suite au prochain épisode !

Vers Constantinople

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La chapelle catholique à Kavala.

 

Lundi 10 novembre.

Nous quittons Kavala après avoir dormis deux nuits dans la maison des pères lazaristes.

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Sous l’aqueduc de Kavala

 

Notre direction : Constantinople. Surtout ne pas dire Istanbul à un Grec, ou alors vous êtes grillé pour la suite de la conversation !

Dites que vous allez à Constantinople et vous allez voir le visage de votre interlocuteur s’éclairer. Il faut savoir parler au coeur !

 

Bref, nous partons après une bonne nuit de sommeil.

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A peine 5km depuis notre départ

 

A peine 5 km plus loin nous crevons.

L’agacement se fait sentir : crever, encore ! Le frein à disque avait enfin arrêté de faire du bruit… Entre les rayons, le frein à disque et les trous, la mécanique ne nous laisse aucun répit.

Mais de tout mal peut sortir un bien :  une famille française sort de la station service où nous étions en train de réparer. Ema, Réné et leurs deux enfants Marie et Eliot. Après une longue conversation, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble puisque notre direction est la même ; eux pour prendre l’avion direction Bangkok.

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Le Pino que conduit Ema. Devant, l’un des enfants.

 

 

Ce soir, nous n’allons pas toquer à une porte, nous dormons sous tente, dans l’abside.

Petite nuit entre les oliviers, feu de bois…. Souvenir de camp pour Alix !

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Derrière le vélo de René, la carriole. Au total, plus d’une centaine de kilo.

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 11 novembre.

Petite pensée pour la France, pour nos monuments où trop peu de monde se rendra honorer la mémoire de nos aïeux morts pour nous.

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Octopus ou en poulpe en français.

 

A midi, nous laissons notre petite famille d’amis.

Le soir nous arrivons dans une petite ville entre la mer et un lac : Porto Lago. Nous demandons en anglais à une dame si nous pouvons loger chez eux.

 » – Vous voulez dormir chez moi ? »

– » Oui, si vous pouvez »

–  » Of course, come on !  » Nous n’avons même pas eu le temps d’expliquer pourquoi nous étions là, ce que nous faisions… Nous sommes reçus par un couple grec, 2ème génération d’une famille qui va travailler en Allemagne.

Le soir nous dînons grec : Ouzo (pastis grec), poulpe, feta, salade grecque …

Nos hôtes.

Nos hôtes

 

Monsieur rentrait à peine de finir de restaurer un bateau afin de pouvoir aller à la pèche. Et nous avons eu le droit à un cours sur la manière dont il faut s’y prendre pour prendre des poulpes.

 

 

Mercredi 12 novembre.

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Le monastère est composé de deux îles reliées par une passerelle en bois.

Nous quittons nos hôtes et passons près d’une île ; dépendance du monastère de Vatopedi sur le mont Athos. Nous sommes donc entrés, avec Alix ! ! ! , au mont Athos !

L’île de gauche a été bâtie par un ancien musulman converti à l’orthodoxie. En discutant avec le moine, celui-ci nous donne une adresse pour dormir dans un couvent de soeurs.

La passerelle pour atteindre le monastère.

La passerelle pour atteindre le monastère.

 

Nous repartons vite, même si le lac est empli de flamands roses et de pélicans.

Pour midi nous rejoignons nos amis pour fêter l’anniversaire de René.

Voici leur blog : http://dudustdm.blogspot.fr

Le soir, nous campons tous ensemble dans un jardin.

Jeudi 13 novembre

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Tous ensemble.(Eliot dort dans la carriole)

Direction la caverne du cyclope, la rencontre avec Circé et la pluie, la boue et la galère. Nous abrégeons le café de midi parce qu’il pleut. Nous prenons une route qui s’avère être un chemin de terre à travers la montagne. Donc maintenant, c’est un chemin de boue et montagne signifie beaucoup de montées et de descentes. C’est la première fois que nous devons parfois descendre de vélo pour le pousser tellement cela est difficile. Nous testons ainsi le TTT : Tandem Tout Terrain.

René doit pousser le vélo. Une chute lui a suffit.

René doit pousser le vélo. Une chute lui a suffit.

 

Heureusement, le paysage grandiose nous réconforte. Ici, nous sommes au pays d’Ulysse, et de la sorcière Circé.

Nous trouvons des ruines de cité antique sur tout notre chemin.

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Nous avons même joué au président avec Athanasios, notre hôte.

Le soir nous nous arrêtons à la 1ère habitation que nous voyons pour demander la route. Le monsieur, Athanasios nous offre à tous l’hospitalité. Au menu ragoût d’agneau, pâtes, bières…

Puis, nous gonflons nos matelas, poussons la table et nous endormons, heureux de la simplicité de cet accueil inattendu !

 

Vendredi 14 novembre.

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La « yourte » où nous avons dormi.

 

 

 

 

Nous partons pour encore trois kilomètres de galères avant de retrouver le bitume.

 

Et voilà le résultat :

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Le vélo glisse sans arrêt.

 

Notre vélo est plein de boue. Nous aussi sommes tombés.

Notre vélo est plein de boue. Nous aussi sommes tombés…. première chute !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A midi nous sommes reçus par des soeurs. Elles nous ouvrent alors que le monastère est normalement fermé parce que aujourd’hui c’est jour de jeûne.

La cathédrale du monastère.

La cathédrale du monastère.

 

Nos amis reprennent la route, nous restons là pour la nuit. Cela nous permet de laver nos vêtements.

Alix et Nektaria, la novice qui nous reçu.

Alix et Nektaria, la novice qui nous reçus. En partant, elle nous offre une icône de St Joseph parce que nous lui avions partagé notre étonnement de voir peu d’icône de lui dans les églises en Grèce.

Samedi 15 novembre

Après une bonne nuit, nous reprenons la route vers Alexandroupolis. Nous réparons un rayon cassé ( le 7ème je crois ), rencontrons Madame le consul honoraire de France dans le bar « Au café de Paris », même style, même déco, même carte que dans un bar rue Daguerre dans le XIVème, ou rue de la Convention dans le XV.

 

Nous sommes ce soir dans une maison prêtée par un gentil monsieur, croisé à une épicerie.

Demain, nous passons la frontière turque.

BON ET SAINT DIMANCHE !

 

Repartir !

Retour au 6 novembre 2014

Cela fait maintenant 10 jours que nous sommes à Thessalonique. Il est grand temps de partir. La venue de Jeanne et de Céline était une bouffée d’air de la France qui nous rejoignait dans notre périple. Quelle joie de les voir et de leur partager un peu de notre quotidien. Mais comme souvent, quand on se rappelle de bons souvenirs, un voile de nostalgie passe devant les yeux. Quelques jours de brume suivent leur départ.

Pourquoi ne pas rentrer avec elles en France et reprendre une vie  » normale  » ?

Que faisons-nous ici ?

Notre quête n’est-elle pas veine ?

Que diable sommes-nous venus faire dans cette galère ?

Un ange passe, un doute plane !

Oui, il est grand temps de repartir pour lever le voile, réouvrir les yeux et s’entraîner mutuellement et résolument à  » discerner la face positive des personnes et des évènements ! « , comme l’écrit Paul VI.

Louons Dieu pour ses bienfaits, pour la surabondance de son amour qui nous comble. Et laissons jaillir notre joie pour en éclabousser toutes les personnes que nous rencontrerons.

Telle est notre seule mission. En route !

9 novembre , lorsque la Providence veille…

        Hier matin, nous avons discuté avec Jos Decock, qui nous appelle chaque semaine sur radio Maria. Lorsqu’il nous demande si nous avons pu apprendre de nouvelles choses sur la paternité, sur la famille, nous lui répondons non. Voilà ce qui nous manque depuis que nous avons quitté Thessalonique : des rencontres, des échanges, de la chaleur. Oui, nous dormons tous les soirs sous un toit, et quasiment tout le temps sur de vrais matelas, et nous mangeons à notre fin ! Mais nous nous rendons bien compte que ce n’est pas cela qui nous comble. Nous sommes de mauvaise humeur, un peu désabusés… encore 9 mois…

Le port de Kavala.

Le port de Kavala.

       Vendredi soir dernier, lorsque nous sommes arrivés à Kavala, il faisait déjà nuit. L’église catholique était fermée. Après quelques recherches et une discussion avec un monsieur qui travaillait sur le port, celui-ci nous oriente vers un camping à 4 km de là. Il nous dit qu’il a expliqué notre situation à la propriétaire et que c’est bon. Après quelques hésitations ( dur de reprendre le vélo… ) nous y allons. Ce ne sont pas 4 km mais 10 km que nous devons faire. En plus, ce chemin, nous devrons le faire dans l’autre sens pour la messe dimanche, et encore dans l’autre sens lorsque nous reprendrons la route d’Istanbul. Et ce n’est pas comme si c’était tout plat ! Un peu déprimant. Lorsqu’enfin nous y sommes, espérant pouvoir discuter avec nos hôtes de ce soir, on nous envoie dans un bungalow. C’était à prévoir… ce n’est jamais bon d’aller dans un lieu ou le logement est un business. Et le lendemain matin, la proprio nous demande 6 euros… Hmm nous n’avions peut être pas suffisamment expliqué notre situation. Tant pis, ce seront nos 6 euros du jour.

        Mais la Providence veille… après l’appel de Jos par skype, nous reprenons la route pour Kavala, espérant que l’église sera cette fois ouverte et que nous pourrons rencontrer des catholiques (espèce rare en Grèce. Nous apprendrons par la suite que les catholiques ne sont officiellement reconnus que depuis le mois d’octobre dernier par l’état grec…). Après quelques péripéties, nous parvenons à rencontrer quelqu’un et à joindre le père qui arrivera ce soir de Thessalonique pour célébrer la messe le lendemain. Il nous permet de laisser nos affaires à la paroisse, qui est une grande maison. Lui n’arrive que vers 21 h le soir. Entre temps, nous discutons avec un groupe de pélerins d’Amérique qui venait de célébrer la messe dans l’église. Nous expliquons notre périple et notre situation. En partant, le père vénézuélien nous donne 20 euros,  » pour que nous menions à bien notre périple  » !

Et dernière joie de la journée : une très belle discussion avec le père Janusz, qui a vécu 28 ans au Congo et est depuis 10 ans en Grèce. Nous tâcherons de vous raconter cet échange dans un prochain article.

L'aqueduc construit au XVIe siècle, sur les ruines d'un ancien aqueduc romain.

L’aqueduc construit au XVIe siècle, sur les ruines d’un ancien aqueduc romain.

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Cette conversation nous redonne de l’élan. Oui, nous avons encore beaucoup de choses à découvrir. Et tout à l’heure, après la messe, nous avons pu échanger avec une femme allemande, catholique, mariée à un grec orthodoxe. Grâce à ces deux échanges, plus tous ceux que nous avons déjà eu en Grèce, nous commençons enfin à comprendre ce pays aux multiples facettes.

La suite au prochain épisode !

Sur les pas de St Paul

Mardi 4 Novembre.

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L’entrée de la cathédrale de Thessalonique

 

Nous quittons Thessalonique où nous avons passé deux semaines.

La vie des catholiques est à l’image des lieux où ils prient : en retrait, cachés.

Le porche d’entrée ne se voit que si vous êtes dans la rue, la cathédrale est au milieu d’immeubles . . .  cela nous change des églises françaises, centre de nos villages.

Nous avons dormi dans la pièce derrière la statue

Nous avons dormi dans la pièce derrière la statue.

 

 

Le quartier où nous dormions devient dès la nuit tombée une boîte de nuit géante. Les rues sont emplies de jeunes (surtout du jeudi au dimanche soir), la musique est ultra forte. Bref, la vie des catholiques ici n’est pas évidente.

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Regardez le tableau derrière la grille.

Nous avons fait réparer notre vélo chez un mécano qui fait du design sur les vélos.

La première fois, nous avions traversé la ville avec nos roues dans les mains, alors nous voulions lui montrer « la bête ».

Mais au moment de notre départ, son magasin était fermé.

 

Mercredi 5 novembre.

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Le mécano du couple en a marre de réparer.

 

Après une descente à 14% sur plusieurs km, le frein à disque s’est mis à chauffer. Pause pour demander de l’eau. Puis il se met à faire du bruit, Alix se (re)(re)(re)(re)met à l’ouvrage.

A midi, pause près d'un lac.

A midi, pause près d’un lac.

 

 

 

 

 

Jeudi 6 novembre

Nous découvrons que deux rayons ont cassé. Nous modifions notre route, direction Drama, la ville la plus proche.

Vendredi 7 novembre

Réparation faite à Drama sans soucis. Le monsieur a la bonne taille de rayon pour la roue avant, vous savez la toute petite. Il a même réparé le câble électrique du phare arrière qui s’était cassé en entrant en Grèce.

Puis, nous prenons la route vers Kavala, lieu où St Paul a débarqué pour évangéliser l’Europe sur l’appel d’un macédonien en vision. Actes 16.

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Kavala, arrivée de St Paul

Puis, St Paul a baptisé une jeune femme du nom de Lydie :

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Ste Lydie, la 1ère européenne chrétienne.

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Les références sur les fresques sont en Ac 16, et les versets sont notés sur la fresque.

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Lieu du baptême, aujourd’hui lieu de pèlerinage.

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Fouilles de Philippi. 

Aujourd’hui il existe une petite ville qui s’appelle Lydie, mais à l’époque il y avait juste la ville de Philippi.

C’est l’occasion pour nous de relire l’épitre aux philippiens sur le vélo.

Et pour finir, voici une carte retraçant le chemin de St Paul. C’est une fresque trouvée dans l’actuelle baptistère de « Lydie ».

Nous vous écrivons de Kavala, où le Père Janus, lazariste de Thessalonique vient célébrer la messe demain matin, puis nous partirons vers l’Est.

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Chemin de St Paul en Grèce.

 

 

 

 

 

 

nouvelles du jour ( 2 nov)

quelques petites nouvelles rapides.

Nous sommes toujours à Thessalonique. Nous logeons depuis hier soir, fête de la Toussaint, jusque mardi, jour de notre départ, chez un couple espagnol que nous avons rencontré à la messe.

La semaine dernière nous avons profité de la venue de deux amies pour visiter un peu la Grèce. Voici un bref aperçu.

L'un des monastères du mont Athos

L’un des monastères du mont Athos

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi, le 28 octobre nous avons assisté à un défilé pour la fête nationale. En effet le 28 octobre est le jour du « NON » ; jour où la Grèce a refusé que Mussolini en 1940 poste des bases militaires sur le territoire grec. C’est aussi par conséquent le jour de l’entrée en guerre de la Grèce.

Mais qui dit défilé, ne dit pas forcément défilé militaire. Ainsi, se sont d’abord les meilleurs élèves qui défilent, puis l’armée.

 

Tous les élèves participent à la fête nationale, parce que tout le monde est fier de son histoire.

Tous les élèves participent à la fête nationale, parce que tout le monde est fier de son histoire et de son pays.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un monastère des Météores

Un monastère des Météores

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons mis à jour la galerie : https://entandempourlepere.com/logo-de-lassociation/italie-du-sud-rome-bari/

à jour ?? NON, la fin de l’Italie. Demain, l’Albanie sera ajoutée. Peut-être la Grèce, mais cela est moins sûr.

 

 

Chapitre 3, nous retrouvons le français.

Mardi 21 octobre, Arnissa-Giannitsa

Le départ se fait au rythme du travail qui a commencé devant notre porte. Il fait 7°C, nous testons nos gants pour la première fois. Direction Edessa où nous ferons la pause pour le petit déjeuner grâce au nescafé offert par Jannick la veille.

Sur la droite, la plaine qui s'étend devant nous jusqu'à Thessalonique.

Sur la droite, la plaine qui s’étend devant nous jusqu’à Thessalonique.

Nous en profitons pour visiter cette jolie petite ville qui surplombe une plaine qui s’étend vers la mer. Là, coulent de nombreuses petites rivières qui se jettent formant deux superbes cascades.

Nous repartons ensuite vers Giannista.

La chaleur n'a pas réussi à Benoît et sa blondeur.

La chaleur n’a pas réussi à Benoît et sa blondeur.

A midi, Benoît, assommé par la chaleur, et pour éviter l’insolation qu’il connaît trop bien, se couche et dort.

 

 

Un champs de coton

Un champs de coton

 

Durant l’après-midi nous nous sommes perdus au milieu des champs de coton.

Arrivés donc à Giannitsa, nous nous arrêtons pour demander l’hospitalité à la première personne que nous voyons. Nous entrons dans la véranda pour discuter avec eux.

Une famille très accueillante.

Une famille très accueillante.

C’est la fille qui fait la traduction. Elle comprend et parle un peu anglais. Ils nous offrent le dîner en attendant le retour du père de famille qui doit nous conduire ensuite dans un appartement vide et sans électricité qui leur appartient en ville.

Mais, vers la fin de notre dîner, une dame entre dans la véranda avec son chien et commence à discuter avec les habitants. Puis elle se tourne vers nous et commence une conversation en français avec nous.

Albéna et Alix le lendemain matin

Albéna et Alix le lendemain matin

C’est chez elle en fait que nous irons dormir. Albéna est bulgare et vit en Grèce depuis son mariage avec un grec en 1986. Elle parle très bien le français et nous reçoit comme ses enfants. C’est ainsi que nous retrouvons notre langue maternelle pour une soirée.

Arrivés à Thessalonique le lendemain, nous sommes reçus par le Père Agapit, lazariste. Quelle joie de pouvoir discuter français !