Trois nuits en Grèce, trois cultures…

  Chapitre 1, dimanche 19 octobre

Nous quittons la communauté des soeurs franciscaines de l’Evangile de Bilitch. Une vingtaine de kilomètres plus loin, au milieu de rien, se dresse la frontière. Nous y sommes vers 10h30, nous serons en Grèce à 12h30. Nous devons passer la frontière albanaise puis la frontière grecque. En soit rien de très compliqué, c’est juste une heure d’attente pour peu de choses. L’autre heure est due au décalage horaire qui existe maintenant entre la France et nous.
Le 1er drapeau grecque

Le 1er drapeau grecque

A chacun son moyen de transport ...

A chacun son moyen de transport …

 

D’ailleurs nous en avons profité pour resserer quelques visses et nous avons rencontré un homme et sa vespa. Cet italien est parti faire le tour du monde sur sa Vespa. L’idée est à retenir pour notre prochain tour.

Nous sommes très vite dépaysés. Il y a ici une multitude d’arbres dont les couleurs d’automne nous émerveillent, les routes sont correctes, il y a des tracteurs tel qu’on les connaît chez nous . . .

DSCN3860Cette journée est une journée de montagne. L’après-midi est une montée en continu, d’abord tranquille puis à 10%. 10% sur 6 km, c’est long et fatiguant. Nous regardons notre carte, l’heure, il est trop tard vu notre état de fatigue pour avancer plus loin. Par conséquent nous nous arrêtons dans une petite station de sport d’hiver. Nous nous adressons à des maçons, mais la barrière de la langue est là ; nous n’arrivons à rien. Au loin, une maison semble habitée. Après quelques minutes d’une discussion laborieuse en anglais, la dame nous dit de continuer 3 km vers un camping. Nous n’insistons pas et redescendons vers le centre du village. Une cheminée fume, il y a donc quelqu’un dans une maison. Nous sonnons et sommes reçus pas une dame d’environ 70 ans qui tient une brasserie, vide en cette saison. Nous comprenons qu’elle accepte de nous recevoir pour la nuit et en plus qu’elle nous offre à dîner.

En fait, il n’en est rien, nous n’avons pas compris du tout. Moins d’une demi-heure plus tard, deux caravelles emplies de moniales orthodoxes stoppent devant la porte. Elles entrent et discutent avec la dame. Plusieurs d’entre elles parlent anglais et nous expliquent la situation. La veille dame n’est pas rassurée par notre présence, elle pensent qu’on va l’agresser et en plus le repas ne nous était pas offert, mais nous devons payer. 6euros !! Notre argent du lendemain vient d’y passer. Vraiment, nous n’avons rien compris !!!

Dans la voiture

Dans la voiture

La supérieure donne ses ordres. Nous montons le vélo dans l’une des caravelles, Alix monte devant, moi dans le coffre ; direction leur monastère. 3 km de montée puis 21 km de descente non-stop jusqu’à Florina. Dommage, celle-ci ne sera pas pour nous. Arrivés là, les soeurs nous offrent le dîner et nous déposent une série de livres à nos côtés pour patienter entre la fin du dîner et leur retour. Entre temps elles ont appelé des amis hôtelier qui nous offrent une chambre pour la nuit parce que du fait de ma présence masculine, elles ne peuvent nous recevoir au monastère.

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