In principio erat ..

La question nous est souvent posée : d’où vous vient une telle idée ? Pourquoi cette démarche ?

Et bien, voilà l’histoire.

Benoît a occupé plusieurs postes de maîtres d’internat. Là, il a découvert qu’il manquait un père a beaucoup de garçons dont il avait la charge durant la semaine. C’est de là que vient son sujet de doctorat : « la théorie du genre à l’épreuve de la paternité. »

Lors de ses recherches pour sa thèse un exemple revenait sans arrêt : Les Na. Une étude fut publiée en 1997 à leur sujet : le titre de l’ouvrage parle de lui-même : Une société sans père ni mari. Les Na de Chine.  N’y a t-il vraiment aucun homme pour jouer le rôle de père ? Un oncle ? Un ancien ? A la lecture de l’ouvrage, il semble que non. Les théoriciens du genre aurait donc raison, le père n’est d’aucune utilité.

De là, Benoît a voulu mener son enquête sur place. MAIS, nous ne pouvions pas partir au milieu de l’année et sans argent. Cette idée est donc restée dans les cartons.

Puis au mois de février, nous sommes tombés sur cet article dans Famille Chrétienne : 

C’est tout !  Ce petit article a suffit à (re)lancer le projet. 

Entre temps Benoît a avancé ses recherches. Naturellement, s’est ajouté le Bronx, comme un lieu où le père est absent. Quant à être à côté, pourquoi ne pas se rendre au Canada pour y découvrir les effets de la théorie du genre. Puis le Brunéi, comme l’une des rares monarchies encore existantes. (lien paternité-royauté. cf Balzac : « En coupant la tête à Louis XVI, la Révolution a coupé la tête à tous les pères de famille. »)

De plus, notre dossier devait correspondre aux critères de La BACH.

Donc nous avons élargi, avec joie à la question de la paternité à la foi. Quoi de plus naturel alors que de se rendre à Rome, pour rencontrer le Saint Père, au Mont Athos, haut lieu du monachisme.

Nous avons fait, refait, des dizaines de fois le trajet. Le coût a limité les continents. Nous voulions aller en Afrique notamment, tant pis. Nous ne pouvons pas tout faire.

 

Ensuite l’aventure… est un choix. Nous voulons rencontrer les habitants de ces pays, les chrétiens particulièrement. Et nous voulons expérimenter dans toute notre personne, corps et âme, ce que demande l’abandon à la Providence. Nous espérons que cette année soit pour nous un tremplin pour une plus grande confiance en Dieu.

3 réflexions au sujet de « In principio erat .. »

  1. aux pèlerins du Père, fous cramés du Feu de Dieu, – car il faut plus qu’un grain de folie pour tenter une aventure pareille – tous nos voeux les meilleurs pour que les hommes et les femmes se découvrent fils et filles d’un même Père. Soyez porteurs de bonnes nouvelles, cher Benoît et Alix pour démontrer par votre abandon à la paternité du Père que seule la Providence est pérenne, et que l’eudokia est stable, ce qui n’entre dans aucune théorie de genre.
    ET qu’une chaîne de prière vous accompagne à chaque seconde,
    Votre Frère Bruno

  2. Bon courage , nous avons prévu que vos yeux puissent voir mais rien d’autres, il nous reste la prière que je ferai tous les jours à votre intention pendant votre absence;
    Denis et Béatrice Maubon

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